TFN, la grève continue jusqu’à ce que les chèques arrivent [MAJ]

Env­i­ron 80 per­son­nes man­i­fes­taient devant les grilles de ATALIAN le 31/01/2012

Pan­neau de la man­i­fes­ta­tion

Je me suis ren­du hier matin à la man­i­fes­ta­tion des employés de ménage TFN à Vit­ry-sur-Seine devant le siège de la société prestataire. Salaires non ver­sés depuis novem­bre pour cer­tains, con­trats illé­gaux, muta­tions à l’autre bout de l’Ile-de-France, con­di­tions de tra­vail forte­ment dégradées, sit­u­a­tions per­son­nelles dra­ma­tiques : les per­son­nels de ménage des écoles d’Aulnay-sous-Bois se bat­tent depuis décem­bre pour retrou­ver ce qu’ils n’auraient jamais dû per­dre lors change­ment de prestataire par la mairie.

Tout le monde s’accorde pour déclar­er que les méth­odes de leur employeur sont celles d’un patron-voy­ou. Ce qui est plus flou est le rôle qu’a joué la mairie. Celle-ci a signé  un marché avec un prestataire à la répu­ta­tion sul­fureuse, en faisant des fortes économies. La com­mis­sion d’appel d’offre aux mem­bres plu­ral­istes, sans doute ani­mée par un excès de con­fi­ance dans les ser­vices n’y a vu que du feu. En toute logique cela s’est traduit par du dump­ing social. Le maire, ne s’est mobil­isé que très pro­gres­sive­ment (au début du mou­ve­ment il ne voulait même pas recevoir le per­son­nel dans son bureau). Il sem­ble aujourd’hui avoir pris les choses à bras le corps en organ­isant le déplace­ment d’hier qui a sans doute porté ses fruits. Néan­moins, il main­tien tou­jours secret le cahi­er des charges du marché qui pour­rait con­tenir les preuves que la mairie a souhaité réduire la qual­ité des presta­tions.

Baigné dans cette ambiance de méfi­ance, les per­son­nels ont décidé de ne pas repren­dre le tra­vail sur des promess­es et d’attendre des actes.

La solu­tion ne serait-elle pas finale­ment la re-munic­i­pal­i­sa­tion du ser­vice de net­toy­age dans les écoles?

MAJ du 02/02/12 à 3h35: La mobil­i­sa­tion a man­i­feste­ment porté ses fruits. Dès hier la direc­tion de TFN s’est engagée a écourter le con­flit (lire ici) et ce matin les per­son­nels de ménage ont repris le tra­vail ayant touché toutes les sommes que leur devait leur employeur (lire là).