Signez pour que la délinquance politique ne se règle pas « à l’amiable »

Je repro­duit aujourd’hui la péti­tion que Sauvons les rich­es et Anti­cor vous pro­posent de sign­er. Quand je pense à cet accord, j”ai honte d’avoir pen­sé un jour que M. Delanöe puisse être un type hon­nête.

Faites cir­culer, recopiez mais surtout signez la péti­tion sur: http://sauvonslesriches.fr/?p=448 !

Let­tre ouverte aux con­seillers de Paris : défend­ez notre droit à la jus­tice

Le procès des emplois fic­tifs de la ville de Paris devrait avoir lieu dans quelques semaines. Les faits reprochés sont très graves : des respon­s­ables poli­tiques sont accusés d’avoir détourné de l’argent pub­lic à des fins per­son­nelles ou politi­ci­ennes.

Or, suite à un arrange­ment financier avec l’UMP et Jacques Chirac, le maire de Paris Bertrand Delanoë envis­age de retir­er la con­sti­tu­tion de par­tie civile de la Ville, au risque de vider le procès de sa sub­stance. Les prévenus pour­raient en effet s’y défendre sans aucune con­tra­dic­tion, puisque le Par­quet, dépen­dant du gou­verne­ment, a d’ores et déjà annon­cé qu’il deman­derait la relaxe pure et sim­ple. L’ancien prési­dent Jacques Chirac sor­ti­rait sans doute blanchi de cette procé­dure que la mairie de Paris avait déclenchée en 2001. Une fois de plus, l’impunité des puis­sants en sor­ti­rait ren­for­cée et la classe poli­tique fini­rait décrédi­bil­isée.

Aus­si nous deman­dons aux con­seillers de Paris de vot­er con­tre le retrait de par­tie civile de la Ville. L’argument de la bonne ges­tion et de la répa­ra­tion civile pèse mal­heureuse­ment trop peu face au risque de « jus­tice à deux vitesses ». Nous ne récla­m­ons ni vengeance ni acharne­ment, mais sim­ple­ment le fonc­tion­nement nor­mal et équitable de la jus­tice. A l’heure où la jus­tice française est si dure avec les faibles, elle ne doit pas se révéler, une fois de plus, si douce avec les puis­sants.

Ceux qui édictent les lois doivent être les pre­miers à les respecter. Est-ce trop deman­der dans la France de 2010 ?

Nous comp­tons sur vous, mes­dames et messieurs les con­seillers de Paris, pour mon­tr­er, par votre vote, que la jus­tice n’est pas à ven­dre.