Mon député “à poil sur le net”

Rue89 a dévoilé hier qu’un piratage a visé le groupe UMP de l’assemblée nationale. Depuis same­di dernier, près de 1000 cadres UMP ont leurs don­nées per­son­nelles pub­liées sur inter­net: Nom­bre et age des enfants, télé­phones privés, numéros de porta­bles directs de min­istres, députés et autres mem­bres de l’UMP se baladent ain­si sur la toile. Notre député local n’échappe pas à la puni­tion infligée par ces hack­ers!

Les don­nées per­son­nelles non publiques ont été noir­cies

Cette divul­ga­tion est claire­ment conçue pour faire pay­er à ces députés, dont Gérard Gau­dron, le vote de toutes les lois lib­er­ti­cides de cette man­da­ture (HADOPI, LOPSI, LOPSI2 etc…).

Je ne peux cau­tion­ner de telles méth­odes illé­gales, mais celles-ci peu­vent peut-être faire pren­dre con­science de cer­taines choses à notre député. En effet celui-ci n’avait par exem­ple tiré aucune leçon des errances du vote élec­tron­ique qu’il a lui-même intro­duit à Aulnay-sous-Bois. Il n’a pas plus tiré de leçon de la vidéo­sur­veil­lance atten­ta­toire à la vie privée des citoyens qu’il a dévelop­pé aus­si à Aulnay. Il faut qu’il se ren­dre compte que cette vie privée est tout aus­si pré­cieuse pour les sim­ples citoyens que pour les députés. L’informatique com­porte des dan­gers réels qu’il est par­fois dif­fi­cile de juguler. Autant ne pas utilis­er l’informatique quand les lib­ertés publiques sont en jeux, surtout quand la dématéri­al­i­sa­tion se révèle haute­ment inef­fi­cace.

Voici la reven­di­ca­tion de ceux qui pré­ten­dent avoir mis en place ce piratage:

 A tous les gardés-à-vue,
Aux ban­lieues karcherisées,
Aux man­i­fes­tants bat­tus,
Aux jour­nal­istes espi­onnés,
Aux deman­deurs d’asile ignorés et matraqués,
Aux Roms stig­ma­tisés, traqués et expul­sés,
A toutes les vic­times de l’UMP :
Nous vous livrons leurs coor­don­nées.
Œil pour œil, dent pour dent

Pour être très clair, je rap­pelle que les citoyens ne doivent pas se faire jus­tice eux-même et que ce piratage illé­gal est tout à fait con­damnable.