Ma liberté fondamentale piétinée “à l’insu de mon plein gré” ?

Hier matin, un arti­cle du Parisien retraçait mon (petit) par­cours de blogueur sur MonAulnay.com.

Cet arti­cle com­pre­nait aus­si un encart par­lant du vote élec­tron­ique (repris par le blog AulnayRad­i­cal) et qui était le suiv­ant:

Il demande « mal­gré lui » l’annulation des munic­i­pales

HERVÉ SUAUDEAU n’en démord pas. Il est vic­time « au min­i­mum d’une erreur » des ser­vices pré­fec­toraux. En avril, il rece­vait un cour­ri­er du tri­bunal admin­is­tratif de Cer­gy, accu­sant récep­tion de son recours con­tre le résul­tat des élec­tions munic­i­pales à Aulnay. Hervé Suaudeau avait dénon­cé des irrégu­lar­ités dans l’installation des machines à vot­er lors du vote, mais il affirme n’avoir jamais demandé l’annulation du scrutin.

«Ce n’est pas effi­cace. J’avais sim­ple­ment envoyé une note au préfet sur le déroule­ment des opéra­tions de vote pour qu’il en tire ses pro­pres con­clu­sions », indique-t-il. Mais le préfet, n’estimant pas oppor­tun de deman­der lui-même l’annulation, a trans­mis pour exa­m­en au tri­bunal admin­is­tratif. « La let­tre est alors dev­enue de fait un recours. C’est la procé­dure habituelle », indique-t-on à Bobigny. Hervé Suaudeau a bien reçu du tri­bunal un for­mu­laire de désis­te­ment. Mais il refuse de le rem­plir : « Je n’ai pas à retir­er un recours que je n’ai jamais for­mé, s’obstine-t-il. La seule plainte que j’ai déposée est une plainte con­tre X après avoir con­staté des bris de scel­lés sur les machines à vot­er. »

En atten­dant, son recours s’ajoute à ceux déposés par l’UMP et le MoDem, et fait gri­mac­er les mem­bres de la nou­velle majorité, dont l’une des pre­mières déci­sions fut d’abandonner le vote élec­tron­ique.

Source : Le Parisien – Gwe­nael Bour­don – Le 27 août 2008

Même si cet arti­cle peut laiss­er croire que la plainte déposée en mon nom, a été faite avec ma com­plic­ité tacite, il n’en est pour­tant rien:
En effet, la pré­fec­ture à beau dire que trans­former une let­tre en plainte est « la procé­dure habituelle», je ne suis pas du tout d’accord.
Ain­si, com­ment expli­quer que la pré­fec­ture ne m’a jamais répon­du en direct mal­gré les nom­breuses relances depuis 5 mois et demi (par recom­mandé, fax et télé­phone) ?

C’est donc soit par erreur, soit pour d’obscures raisons (qui n’ont rien à voir avec la trans­parence démoc­ra­tique) que les ser­vices de la pré­fec­ture ont choisi de pren­dre cette note tech­nique(Voir la note tech­nique en ques­tion sur le site d’AulnayCitoyen ) pour une protes­ta­tion élec­torale mal­gré qu’elle n’ait ni la forme ni le con­tenu. J’aimerais me tromper mais, c’est une grande pre­mière et un sacré piétine­ment d’une lib­erté fon­da­men­tale(TGI Paris 17 décem­bre 1986 (Gaz.Pal. 1987 I 239) : Le droit d’ester en jus­tice pour obtenir répa­ra­tion de son préju­dice est un droit fon­da­men­tal, voire un droit naturel accordé à toute per­son­ne.) que de forcer quelqu’un à aller en jus­tice con­tre son gré.

Vous voudriez vous débar­rass­er de quelqu’un, vous ne vous y pren­driez pas autrement. Je ne lais­serais donc pas cette affaire en l’état. A très bien­tôt…