L’UMP Gaudron après avoir été élu sur des machines est « automatiquement » investi

Le journal du Parisien de ce matin indique que notre député sortant Gérard Gaudron est « investi d’office » car il est le député sortant. Cette investiture « automatique » est très ironique car, rappelons le, M. Gaudron avait été élu sur des systèmes automatiques que sont les ordinateurs de vote.

Comme candidat à la législative cette élection est une sorte de retrouvailles. En effet en 2007, en tant que simple citoyen, j’ai traîné Gérard Gaudron au Conseil Constitutionnel pour faire annuler son élection. J’ai dénoncé l’organisation du vote électronique, intrinsèquement opaque et invérifiable, qui l’a fait désigner comme député. Je n’ai jamais dit qu’il y avait des fraudes électorales mais j’ai soulevé auprès du Conseil Constitutionnel de nombreux problèmes durant ce scrutin:

  • Ordinateur de vote de la ville d'Aulnay-sous-Bois, lors du premier tour de la législative de 2007

    Impossibilité de vérifier rigoureusement les scellés des machines

  • Les ordinateurs de vote ne respectaient pas de nombreuses dispositions légales, la préfecture et la mairie étant informées.
  • Les machines  en place étaient « hors la loi » (leur mise en place dans les bureaux de vote constituait dès lors des voies de fait)
  • Enfin, le jour du vote, les tickets des machines révélaient des opérations suspectes car effectuées de manière répétitive, sans justification.

En plus de cela, j’avais porté plainte contre X pour bris de scellés. En effet des machines étaient arrivées dans les bureaux de vote avec leur scellés brisés. Malgré l’alerte, ces machines ont quand même été utilisées le jour du vote.

Le Conseil Constitutionnel, bien qu’ayant validé son élection, n’avait pas levé la suspicion sur ce scrutin dont le maire d’Aulnay était l’organisateur. Gérard Gaudron n’a jamais renié l’opacité du système.

Dans un précédant communiqué j’avais dénoncé le fait que M. Gaudron a accom­pa­gné et voté toutes les lois sécu­ri­taires, lib­er­ti­cides, anti­so­ciales et xéno­phobes du man­dat du prési­dent Sarkozy.

Pour toutes ces raisons, je serais fier de battre le candidat Gaudron.