Le PS local pris en flagrant délit de mensonge

Le PS local pris en flagrant délit de mensonge

Je n’ai pas l’habitude de faire de telles accusations, d’autant plus qu’elles pourraient m’être retournée pénalement si je n’avais pas de preuves, mais la situation est vraiment fâcheuse pour notre ville et pour les militants socialistes sincères qui croient aux valeurs de leur parti. De plus, je suis involontairement impliqué dans la situation en tant que vice-président de bureau de vote « déplacé » d’autorité par la mairie.

L’origine du problème

Quatre candidats du premier tour de la cantonale demandent aujourd’hui au maire de revenir sur une décision du maire-candidat qui jette un discrédit sur le scrutin (ce sont les candidats écologiste, NPA, le candidat indépendant Daouda Sanogo et UMP). Le PCF reste totalement silencieux pour le moment.

Cette décision qui révolte tout ce monde est l’expulsion des quartiers populaires aulnaysiens des présidents de bureau de vote d’opposition écolos et UMP. Or ces quartiers sont la cible de soupçons et questionnements quand au déroulement du premier tour (le communiqué de presse commun aux écologistes, NPA, et Daouda Sanogo parle d' »enveloppes dans les poubelles, rabatteurs, débauchage de militants… autant de faits qui jettent le doute sur l’honnêteté des scrutins confortés par cette manoeuvre de dernière minute.« ). Cette décision autoritaire d’éviction des présidents de bureau d’opposition entre deux tours est totalement inédite à Aulnay-sous-Bois. Il n’y avait jusque là aucune justification malgré les demandes d’explications réitérées.

Or aujourd’hui la réponse, que j’ai moi-même demandé à plusieurs reprises, arrive enfin!… Elle n’arrive pas du maire-candidat mais de la section du parti socialiste via le communiqué de presse ci-contre.

Le mensonge

Ce communiqué indique qu’afin « de ne pas enta­cher la sin­cé­rité du scru­tin, il a été décidé d’appliquer une règle de base (…) [uti­li­ser] l’ordre du tableau ». Cet ordre signi­fie que pour les 31 bureaux de vote, les pré­si­dents sont désormais choi­sis d’abord dans la majo­rité (soit tous de la majo­rité car il y a 31 bureaux pour 32 élus de la majo­rité). Or c’est totalement faux car les pré­si­dents n’ont pas été choisis différemment mais dépla­cés!  (gênaient-ils?). Ce déplacement était conséquent aux questions qui se posaient dans les bureaux de vote des quartiers en question. Vous jugerez à l’aune de ce mensonge la pertinence du reste du communiqué.

La preuve du mensonge

Les mails ci-dessous attestent que ce communiqué est bien volontairement mensonger. Ils ont été adressés par le directeur général adjoint en charge des élections aux 5 présidents de bureau de vote d’opposition (EELV et UMP)  présents dans les quartiers populaires vers le centre. On y voit clairement que la volonté n’était que les déplacer des quartiers nord:

Devant le refus des élus déplacés, ceux-ci ont été considérés comme se désistant et effectivement remplacés.

A moins qu’il y ait un point de droit électoral qui m’échapperait, un autre gros mensonge de ce communiqué est d’affirmer que ce remplacement « permettra la présence d’assesseurs de tous bords« . Des assesseurs de touts bords sont quoi qu’il arrive prévus dans les bureaux mais seul le président peut diligenter certaines vérifications. Les autres affirmations de ce communiqué sont invérifiables mais les points que nous venons d’exposer, illustreront peut être la fiabilité à laquelle nous devons nous attendre.

La raison du mensonge

La raison du mensonge peut difficilement être abordée dans ce billet qui sera sujet à un examen très minutieux du service juridique de la mairie ou du PS. Désolé, c’est à vous d’imaginer en fonction des éléments que vous avez entre les mains.

Quoi qu’il en soit, les militants socialistes doivent exiger des excuses de leur section afin de laver l’honneur de leur parti. Le mensonge ne doit pas pas être institué en méthode politique.