Journée Mondiale contre les DRM

Voici le com­mu­niqué de presse de l’APRIL qui relaye cette man­i­fes­ta­tion:

Dans son com­bat con­tre les DRM, l’April sou­tient la Journée Mon­di­ale con­tre les DRM de la Free Soft­ware Foun­da­tion (Fon­da­tion du Logi­ciel Libre) le 4 mai 2010. Cette journée est l’occasion de rap­pel­er à quel point ces menottes numériques sont incom­pat­i­bles avec le Logi­ciel Libre, ain­si que dan­gereuses pour les util­isa­teurs comme pour les développeurs de logi­ciels libres.

Le 4 mai 2010, la Free Soft­ware Foundation1 organ­ise la Journée Mon­di­ale con­tre les DRM, une journée d’information sur les dan­gers des DRM (Dig­i­tal Rights Man­age­ment ou Mesures Tech­niques de Pro­tec­tion en français), des sys­tèmes de ges­tion de con­trôle d’usage des fichiers numériques incom­pat­i­bles avec les logi­ciels libres. Ces DRM sont présents sur de nom­breux fichiers comme une par­tie de la musique en ligne, cer­tains livres numériques mais aus­si sur les sup­ports physiques comme les DVD et les BlueR­ays pour la vidéo. Ils enco­dent le con­tenu de manière à le ren­dre illis­i­ble pour qui n’a pas la clé numérique pour le décoder.

Jean-Christophe Bec­quet, vice-prési­dent de l’April pré­cise : « Les DRM (menottes numériques) visent à créer arti­fi­cielle­ment de la rareté et à établir un con­trôle de l’usage dans le cer­cle privé, jusqu’ici impos­si­ble à met­tre en œuvre. »

Dans la pra­tique, ces sys­tèmes empêchent cer­tains usages légitimes sur les con­tenus numériques, comme d’en faire une copie privée (pour pass­er d’un sup­port à un autre par exem­ple) ou de pass­er le fichi­er à un proche comme on le fait avec un DVD. Ces DRM, aus­si appelés Menottes Numériques, sont pro­mus par la loi française DADVSI, votée en 2006, et qui inter­di­s­ait de con­tourn­er ces mesures, même dans un but légitime, comme de lire un DVD acheté dans le com­merce sur un ordi­na­teur équipé d’un sys­tème GNU/Linux.

Lionel Allorge, secré­taire de l’April explique que : « Comme les DRM ne sont pas fiables tech­nique­ment et sont régulière­ment con­tournés, les indus­triels de la pro­duc­tion de con­tenus ont imposé l’interdiction de con­tourne­ment par une loi, pénal­isant ain­si les usages légitimes. »

Suite à l’action de l’association April2 devant le Con­seil d’État, celui-ci a ren­du une déci­sion qui lim­ite cer­tains effets néfastes de la loi DADVSI. En réaf­fir­mant l’exception de décom­pi­la­tion, le Con­seil d’État a rétabli l’exception de con­tourne­ment des Mesures Tech­niques de Pro­tec­tion à des fins d’interopérabilité. Il a con­sacré le droit de créer et d’utiliser un logi­ciel libre pour lire des con­tenus pro­tégés par DRM.

Dans le but d’informer du dan­ger que présen­tent ces sys­tèmes pour les util­isa­teurs et les développeurs de logi­ciels libres, l’April sou­tient la Journée Mon­di­ale con­tre les DRM. Richard Stall­man, prési­dent de la FSF, appelle à la participation3 : «Chaque fois qu’une entre­prise conçoit des pro­duits des­tinés à lim­iter nos lib­ertés, nous devons nous organ­is­er afin de déjouer ses pro­jets. »

Cette journée est égale­ment soutenue à l’international par des organ­i­sa­tions comme la Elec­tron­ic Fron­tier Foun­da­tion aux USA et le Open Rights Group au Roy­aume Uni.

Les inter­nautes sont invités à affich­er sur leurs sites que vous trou­verez ici: http://www.april.org/fr/journee-mondiale-contre-les-drm