Interview dans le Nouvel Obs à propos du simulacre d’élection de la primaire UMP à Paris

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Je tenais à vous faire partager un article du Nouvel Observateur dans lequel je suis interviewé, avec Chantal Enghuehard (chercheuse de l’Observatoire du vote et experte du sujet à l’Université de Nantes) et Jean-Didier Graton (président de l’Observatoire du vote) à propos de la primaire UMP. Cet article faisait suite à un communiqué de presse d’Ordinateurs-de-vote.org dans lequel je dénonçais la possibilité d’utilisation d’argent non contrôlé dans la primaire UMP.

Voici quelques extraits des passages qui me concernent, vous pouvez lire l’article intégral ici:

Avec le vote par internet, « l’électeur n’a plus aucun contrôle« , critique également Hervé Suaudeau, porte-parole de l’association Ordinateurs de vote. « Le système ne permet aucune vérification et le votant doit faire une confiance aveugle à toute la chaîne du système. » Ce qui se passe dans l’urne électronique reste dans l’urne. Aucun contrôle ne permet de garantir la fiabilité du système, comme son non-fonctionnement.

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Sur son site, l’UMP vante un système qui « a permis d’éviter les problèmes inhérents au scrutin papier [comme] l’implication directe des militants dans les opérations. » Mais « cette implication est essentielle pour garantir l’expression de la pluralité« , explique Hervé Suaudeau. « Et en cas de doute, il est toujours possible de recompter, de vérifier les listes et même de quantifier la fraude. Là, c’est impossible, et il suffit d’une seule personne pour falsifier 10.000 votes électroniques…« 

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« A l’heure des problèmes de financement des partis français, il y a un risque de voir un tel système utilisé pour blanchir de l’argent« , dénonce Hervé Suaudeau. « Il est théoriquement possible que de l’argent de source douteuse ait été recyclé avec ces cartes de paiements anonymes.« 

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« Ce n’est pas parce que l’on utilise un outil moderne – ici l’informatique – qu’on fait quelque chose de moderne, surtout si c’est au prix d’un recul démocratique« , critique encore Hervé Suaudeau.