HADOPI: Pour le bien des auteurs et des libertés, ne souhaitons pas longue vie à l’industrie du disque

Un tel titre peut être choquant, alors lisez la suite…

Voici un extrait du débat parlementaire qui a eu lieu jeudi 12 mars. On constate que la ministre, en service commandé par les majors, met elle-même de l’huile sur le feu en parlant de « gestapo » quelques jours à peine après avoir dénigré l’organisation des internautes (« cinq gus dans un garage« ).

Voici la réflexion de l’ami Padawan qui montre l’ironie terrible que peut prendre l’histoire sur ce sujet:

Je pense qu’HADOPI aura un autre effet inattendu (par les majors, du moins) : un développement sauvage d’offres innovantes, hors des circuits établis mais en plein dans la façon dont les natifs du numérique consomment la musique. Je pense que la loi HADOPI de M. Olivennes accélèrera la mort de la FNAC et de l’industrie de la musique, ce qui est une délicieuse ironie.

Vu l’autisme de la ministre montré par cette vidéo; vu l’autisme des majors qui refusent de prendre le tournant technologique de la diffusion libre (les mêmes qui refusaient l’arrivée de différentes innovations telles que la cassette audio qui allait « tuer la création »); vu le pouvoir de lobbying très puissant de ces industries qui n’hésitent pas faire remettre en cause des libertés individuelles fondamentales; je réalise avec effroi qu’il est urgent que cette industrie du support CD meure rapidement afin de ne plus parasiter nos libertés mais surtout le monde de la création. En effet, les majors, plus soucieuses de marketing que qualité, ont forcés la culture à passer par le plus petit dénominateur commun en restreignant la diversité de diffusion culturelle et n’ont apportés qu’une part minoritaire des revenus des artistes qui vivent bien mieux du spectacle vivant. Aujourd’hui ces industriels s’arc-boutent sur leur monopole de diffusion des oeuvre des artistes, artistes qui n’ont aujourd’hui rien à perdre à faire connaitre leur oeuvre par Internet.

Mais ce naufrage industriel désormais inévitable est bien triste pour tous les employés de ce secteur envoyés à leur perte par leurs capitaines d’industrie et des politiques sourds aux évolutions de la société.

Dans le même temps, une solution juste de soutient aux auteurs peut être mise en place afin de rétribuer ces milliers d’artistes et de permettre une diffusion inégalée de la culture. Cette solution existe et s’appelle la licence globale.

La reprise du débat parlementaire n’aura pas lieu avant le 31 mars. D’ici là, le « black-out » du net doit continuer…

Pour comprendre HADOPI et la licence globale vous pouvez regarder ce petit film.