Candidat, je me mets en retrait de mon engagement associatif

Je tiens à vous informer que je devrais être can­di­dat à la lég­isla­tive en juin 2012. J’ai été désigné samedi dernier par l’assemblée générale de cir­con­scrip­tion d’EELV.

Même si cela n’a rien d’obligatoire, j’ai décidé de me met­tre en retrait de mes divers engage­ments pour éviter tout con­flit d’intérêt et pro­téger l’indépendance des asso­ci­a­tions dans lequel j’interviens. Je me mets donc en retrait dès ce soir :

  • du blog d’information citoyenne MonAulnay.com que j’anime depuis 2008,
  • de mon groupe local de par­ents d’élèves, même si je n’y ai pas de respon­s­abil­ités (cela va faire 5 ans que je suis représen­tant de par­ent d’élève),
  • et du bureau de l’AMAP la Tomate Farceuse que nous avons fondée en novem­bre 2008.

Néan­moins, comme nous arrivons dans une péri­ode élec­torale clé, je con­tinue mes activ­ités nationales con­tre le vote élec­tron­ique.

Je remer­cie tous les mem­bres de ces asso­ci­a­tions qui ont accueilli cette nou­velle avec tristesse sou­vent mêlée d’encouragements. Tra­vailler avec ces amis avec qui nous avons tant con­struit va ter­ri­ble­ment me man­quer. J’ai pris con­science du prix douloureux à payer afin d’être cohérent avec mes con­vic­tions.

Dans un très prochain arti­cle j’expliquerais pourquoi je suis can­di­dat à la lég­isla­tive.

Pour ceux qui n’auraient pas com­pris l’usage de la photo ci-contre, vous aurez la clé à la fin de cet autre arti­cle.

Heureusement que le ridicule ne tue pas

Je ne résiste pas à vous faire suivre un texte envoyé à tous les blogs provenant d’une “sim­ple par­ent d’élève” “arrivant d’une autre ville” (défense de rire dans la salle) et qui a rejoint en cours d’année l’école du Bourg mater­nelle.

Pour les inter­nautes aulnaysiens qui auraient oublié se se con­necter durant les dernières années, ce cour­rier provient de la pre­mière blogueuse poli­tique d’Aulnay (respect pour cela!). Elle est aussi l’ex-secrétaire adjointe du prin­ci­pal parti local d’Aulnay-sous-bois (pourquoi pas d’ailleurs). Avec une absence totale d’autocritique et a force de con­fon­dre mil­i­tan­tisme pour le maire avec son rôle de par­ent d’élève, elle s’est véri­ta­ble­ment “gril­lée” auprès de la quin­zaine de délégués de par­ents d’élèves du groupe mater­nelle et pri­maire 1 du Bourg. Ces délégués, qui pour cer­tains sont de la même sym­pa­thie poli­tique, ne veu­lent plus tra­vailler avec elle.

Je suis pris par­ti­c­ulière­ment pour cible car j’ai effec­tive­ment par­ticipé a dénon­cer l’entrisme de la sec­tion locale de cette per­sonne, qui s’est para­chutée de force dans notre groupe en pleine action des par­ents d’élèves con­tre la munic­i­pal­ité. En effet  nous dénon­cions l’insalubrité des locaux accueil­lant nos enfants et la ten­sion était vive avec le maire.

J’ai anonymisé le nom de la sec­onde maman qui n’a que pour seule tord, d’être fidèle en ami­tié.

Bonne lec­ture savoureuse:

Let­tre ouverte aux par­ents :

Evic­tion de par­ents d’élèves aux élec­tions de représen­tants par­ents de con­seils d’école au Bourg 1 mater et pri­maire

Nous par­ents d’élèves Mme XXXX XXXX et Mme Lynda BOUTHEON (adhérente FCPE), souhaitons informer l’ensemble des par­ents d’élèves de notre école et de notre ville de ce qui nous arrive dans l’école de nos enfants.

Lynda, arrivant d’une autre ville, a rejoint en cours d’année 2010 2011 le Bourg 1 mater. Mil­i­tante FCPE depuis 2007, elle a tout naturelle­ment demandé son trans­fert dans la nou­velle école. Son étiquette poli­tique (mil­i­tante PS) a été invo­quée, par M. H. SUAUDEAU délégué par­ent d’élèves pour lui refuser d’intégrer la FCPE (étiquette assumée puisqu’elle a expliqué à plusieurs reprises qu’elle n’est qu’une par­ent comme les autres, présente pour défendre les valeurs de la FCPE : «  une Edu­ca­tion Laïque, Gra­tu­ite et acces­si­ble à tous »). Pré­cisons que H. SUAUDEAU est lui-même mem­bre d’une autre for­ma­tion poli­tique.

Au lieu d’être accueil­lie comme un nou­veau par­ent venu ren­forcer l’équipe des par­ents de l’école, l’arrivée de Lynda (adhérente FCPE depuis 2007)a été con­sid­érée par H. SUAUDEAU comme une intru­sion et non une muta­tion ; XXXXX, représen­tante des par­ents d’élèves alors élue en 2010 2011, a jugé cet accueil injuste, en a fait part au groupe FCPE et a soutenu le trans­fert de Lynda auprès du con­seil Bourg 1 Mater. Le groupe FCPE du Bourg 1 Mater et Pri­maire a d’abord ouvert une min­ime porte en faisant croire que la muta­tion était accep­tée mais Lynda a été obligée sans cesse de se jus­ti­fier depuis son arrivée.

Mal­gré son arrivée en Jan­vier 2011, Lynda a enfin pu par­ticiper à une réu­nion du bureau en Février, puis a été mise dans le list­ing de dif­fu­sion des infor­ma­tions FCPE en mars après beau­coup d’insistance et de pour­par­lers. Nous avons été retirées de ce list­ing dès avril mal­gré une réu­nion de mise au point qui nous a laissé penser repar­tir sur des bases con­struc­tives pour l’avenir de nos enfants.

Nous avons demandé au Prési­dent de notre groupe, M Stéphane FLEURY, d’intervenir plusieurs fois dans l’espoir de dis­siper tout malen­tendu, sans change­ment de posi­tion jusqu’à ce jour.

Nous avons informé au mois de mai, par cour­rier et par mails le Prési­dent de la FCPE 93 (ce qui nous est large­ment reproché), qui nous a promis d’intervenir mais à ce jour, nous atten­dons tou­jours.

Depuis la ren­trée de sep­tem­bre 2011, nous avons par­ticipé à deux réu­nions et avons fait la demande à maintes reprises au groupe Bourg 1 mater et pri­maire, de fig­urer sur la future liste élec­tive des par­ents d’élèves de l’école de nos enfants. En ce début d’année, finale­ment, ce droit vient de nous être refusé ainsi qu’aux pères de nos enfants.

Les motifs évoqués vari­ent à chaque ren­con­tre. Tan­tôt est invo­quée « l’appartenance poli­tique de Lynda », tan­tôt «l’incompatibilité d’humeur » ou encore « le manque de con­fi­ance ».

Tout cela sans la moin­dre preuve alors nous ne ces­sions de les réclamer. Le fonc­tion­nement actuel du con­seil local FCPE Bourg 1 Mater et Pri­maire con­siste à exclure tout mem­bre qui exprime la moin­dre dif­férence au groupe.

Alors que le bon sens voudrait de tra­vailler ensem­ble mal­gré nos éventuelles dif­férences. Cela peut se traduire par des infor­ma­tions non com­mu­niquées et une exclu­sion renou­velée et aggravée en ce début de nou­velle année sco­laire.

Aujourd’hui l’association FCPE Bourg 1 Mater et Pri­maire prend volon­taire­ment la déci­sion de nous refuser l’accès à la liste élec­tive des par­ents d’élèves afin de nous empêcher de faire val­oir notre voix durant les réu­nions con­cer­nant les bonnes con­di­tions d’éducation de nos enfants .

Nous sommes dis­crim­inées, éjec­tées pour de sim­ples opin­ions dif­férentes, alors que nos coti­sa­tions d’adhérentes sont accep­tées à la FCPE et nos votes pour con­stituer le bureau aussi.

Nous sommes là pour défendre nos enfants, nous sommes là pour représen­ter les par­ents.

Une telle dis­crim­i­na­tion est inac­cept­able.

Puisque l’on nous exclut de la liste com­mune, nous déci­dons de présen­ter une liste indépen­dante.

Nous appelons donc chaque par­ent qui se recon­nait dans le refus de cette injus­tice à s’exprimer et à nous rejoin­dre !

Lynda BOUTHEON et XXXX XXXX ,

Sim­ples par­ents d’élèves désireux de se mobiliser pour l’avenir nos enfants

Vote sanction dimanche

- Mode grognon activé -

Dimanche les électeurs aulnaysiens auront le choix entre:

  • Sanc­tion­ner le maire-candidat cumu­lard (dis­ons le clien­téliste) à l’opposé des valeurs human­istes, répub­li­caines, laïques et démoc­ra­tiques qui devraient nous réu­nir.
  • Sanc­tion­ner l’UMP via son représen­tant local, parti qui ran­nime les haines dans notre pays et met en pièce notre sys­tème social.

Je trouve bien sûr trop facile de se défiler par l’abstention ou le vote blanc ou nul. Si je n’habitais pas dans le can­ton sud je voterais sans état d’ame car mon choix est défini­tive­ment fait.
Désolé c’est à vous de vous débrouiller mais en tout cas allez voter!

- Mode grognon inac­tivé -

Le PS local pris en flagrant délit de mensonge

Je n’ai pas l’habitude de faire de telles accu­sa­tions, d’autant plus qu’elles pour­raient m’être retournée pénale­ment si je n’avais pas de preuves, mais la sit­u­a­tion est vrai­ment fâcheuse pour notre ville et pour les mil­i­tants social­istes sincères qui croient aux valeurs de leur parti. De plus, je suis involon­taire­ment impliqué dans la sit­u­a­tion en tant que vice-président de bureau de vote “déplacé” d’autorité par la mairie.

L’origine du prob­lème

Qua­tre can­di­dats du pre­mier tour de la can­tonale deman­dent aujourd’hui au maire de revenir sur une déci­sion du maire-candidat qui jette un dis­crédit sur le scrutin (ce sont les can­di­dats écol­o­giste, NPA, le can­di­dat indépen­dant Daouda Sanogo et UMP). Le PCF reste totale­ment silen­cieux pour le moment.

Cette déci­sion qui révolte tout ce monde est l’expulsion des quartiers pop­u­laires aulnaysiens des prési­dents de bureau de vote d’opposition écolos et UMP. Or ces quartiers sont la cible de soupçons et ques­tion­nements quand au déroule­ment du pre­mier tour (le com­mu­niqué de presse com­mun aux écol­o­gistes, NPA, et Daouda Sanogo parle d’”enveloppes dans les poubelles, rabat­teurs, débauchage de mil­i­tants… autant de faits qui jet­tent le doute sur l’honnêteté des scrutins con­fortés par cette manoeu­vre de dernière minute.”). Cette déci­sion autori­taire d’éviction des prési­dents de bureau d’opposition entre deux tours est totale­ment inédite à Aulnay-sous-Bois. Il n’y avait jusque là aucune jus­ti­fi­ca­tion mal­gré les deman­des d’explications réitérées.

Or aujourd’hui la réponse, que j’ai moi-même demandé à plusieurs reprises, arrive enfin!… Elle n’arrive pas du maire-candidat mais de la sec­tion du parti social­iste via le com­mu­niqué de presse ci-contre.

Le men­songe

Ce com­mu­niqué indique qu’afin « de ne pas enta­cher la sin­cé­rité du scru­tin, il a été décidé d’appliquer une règle de base (…) [uti­li­ser] l’ordre du tableau ». Cet ordre signi­fie que pour les 31 bureaux de vote, les pré­si­dents sont désor­mais choi­sis d’abord dans la majo­rité (soit tous de la majo­rité car il y a 31 bureaux pour 32 élus de la majo­rité). Or c’est totale­ment faux car les pré­si­dents n’ont pas été choi­sis dif­férem­ment mais dépla­cés!  (gênaient-ils?). Ce déplace­ment était con­séquent aux ques­tions qui se posaient dans les bureaux de vote des quartiers en ques­tion. Vous jugerez à l’aune de ce men­songe la per­ti­nence du reste du com­mu­niqué.

La preuve du men­songe

Les mails ci-dessous attes­tent que ce com­mu­niqué est bien volon­taire­ment men­songer. Ils ont été adressés par le directeur général adjoint en charge des élec­tions aux 5 prési­dents de bureau de vote d’opposition (EELV et UMP)  présents dans les quartiers pop­u­laires vers le cen­tre. On y voit claire­ment que la volonté n’était que les déplacer des quartiers nord:

Devant le refus des élus déplacés, ceux-ci ont été con­sid­érés comme se désis­tant et effec­tive­ment rem­placés.

A moins qu’il y ait un point de droit élec­toral qui m’échapperait, un autre gros men­songe de ce com­mu­niqué est d’affirmer que ce rem­place­ment “per­me­t­tra la présence d’assesseurs de tous bords”. Des assesseurs de touts bords sont quoi qu’il arrive prévus dans les bureaux mais seul le prési­dent peut dili­gen­ter cer­taines véri­fi­ca­tions. Les autres affir­ma­tions de ce com­mu­niqué sont invéri­fi­ables mais les points que nous venons d’exposer, illus­treront peut être la fia­bil­ité à laque­lle nous devons nous atten­dre.

La rai­son du men­songe

La rai­son du men­songe peut dif­fi­cile­ment être abor­dée dans ce bil­let qui sera sujet à un exa­men très minu­tieux du ser­vice juridique de la mairie ou du PS. Désolé, c’est à vous d’imaginer en fonc­tion des éléments que vous avez entre les mains.

Quoi qu’il en soit, les mil­i­tants social­istes doivent exiger des excuses de leur sec­tion afin de laver l’honneur de leur parti. Le men­songe ne doit pas pas être insti­tué en méth­ode poli­tique.

Gueule de bois avant le réveillon pour les STN

En cette soirée où nom­bre d’entre nous sont en train de se retrou­ver en famille pour faire la fête, cer­tains ne peu­vent pas faire de pro­jets avec leurs enfants, ou sont séparés d’eux pour une rai­son pure­ment admin­is­tra­tive depuis de très longues années. L’été dernier, tous s’étaient enten­dus, même au plus haut niveau de l’état, pour admet­tre que cette sit­u­a­tion n’était plus ten­able. Hélas, les promesses sem­blent être des choses bien légères pour cer­tains. Pour­tant, ces hommes là ont eu pour la plu­part leur vie brisée, faute d’un tout petit papier. C’est à eux que je pense en cette soirée du 24 décem­bre en repro­duisant l’article que j’ai pub­lié ce matin sur MonAulnay.com:

Fin d’année maus­sade pour les anciens grévistes STN

1er octo­bre 2010: Dernier jour d’occupation du bar­num devant STN où les tra­vailleurs exhibent leur pre­miers récépissé admin­is­trat­ifs, l’espoir d’une vie nor­male.

Fin d’année morose

Pas de fêtes de fin d’année pour la plu­part des 28 anciens tra­vailleurs sans papiers qui ont fait grève et main­tenu leur piquet pen­dant presque un an devant l’entreprise STN d’Aulnay. En effet, alors que le bar­num qu’ils occu­paient jour et nuit était enfin démonté le 1er octo­bre dernier après 352 jours d’occupation jour et nuit, les tra­vailleurs avaient reçus les pre­miers récépis­sés syn­onymes de droit au tra­vail et à une vie en plein jour. Pour­tant presque trois mois après cette date, la sit­u­a­tion est dev­enue bien plus dif­fi­cile. Si Pour 19 tra­vailleurs la sit­u­a­tion est encore à peu près nor­male, 4 n’ont jamais pu obtenir le pré­cieux sésame qui pour­tant avait été prévu par les accords. 5 autres tra­vailleurs qui pour­tant avaient reçus leur récépissé, se voient aussi refuser sans réelle expli­ca­tion leur renou­velle­ment au bout de trois mois (il leur a été dit que l’administration attendait “la déci­sion du min­istre”).

Retour à la clan­des­tinité ?

Mamadou Sidibé, le porte parole du mou­ve­ment d’Aulnay-sous-Bois, explique que La sit­u­a­tion est assez dif­férente selon les départe­ments aux­quels dépen­dent chaque tra­vailleur gréviste. L’évolution la plus prob­lé­ma­tique est à Paris où les récépis­sés ne sont pas renou­velés automa­tique­ment dans leur inté­gral­ité. Le porte parole explique aussi que cette sit­u­a­tion cause des dif­fi­cultés au sein des familles, empêchant tout pro­jet.

Selon Diambera, un autre mem­bre du col­lec­tif aulnaysien, la sit­u­a­tion pour­rait devenir cri­tique en jan­vier où nom­bre de récépis­sés doivent être renou­velés après 3 mois.

Appel à la sol­i­dar­ité

Aujourd’hui, les tra­vailleurs, qui ont accu­mulés beau­coup de dette durant leur année de grève, ont des dif­fi­cultés pour assurer la sol­i­dar­ité entre eux. Cer­tains, dont les papiers sont pré­caires, n’ont pas pu être réem­bauchés à temps plein et les qua­tre tra­vailleurs n’ayant reçu tou­jours aucun récépissé, sont tou­jours en grève et occu­pent le palais de l’immigration à Paris. Les tra­vailleurs font donc tou­jours appel à la générosité par l’envoi d’un chèque à l’Union Locale CGT, 19 rue Jacques Duc­los, avec la men­tion au dos “sou­tien à STN”.

Samedi, je reste au lit

Voici le texte du cour­rier qui explique pourquoi ce samedi 20 novem­bre, alors qu’il était prévu que j’intervienne aux ren­con­tres des délégués de quartier, je vais “rester au lit” pour ten­ter de réveiller la démoc­ra­tie:

Je prof­ite pour vous com­mu­ni­quer l’intervention que j’avais prévu de faire et qui j’espère sera lue (de toute façon je n’aurais pas fait autre chose).

Lettre ouverte pour la défense du vélo en ville

Voici une let­tre ouverte que j’ai envoyé ce soir à une adjointe de la ville d’Aulnay-sous-Bois en espérant faire pro­gresser la défense du vélo en ville.

Aulnay-sous-Bois le 8 octo­bre 2010

Objet : Let­tre ouverte pour la défense du vélo en ville

Mme l’adjointe,

A 8h ce matin, je tra­ver­sais le parc Gainville à vélo et vous m’avez très cor­diale­ment — et du point de vue régle­men­taire par­faite­ment juste — fait remar­quer que les vélos étaient inter­dits dans les parcs de la ville. En rajoutant avec une pointe de mal­ice que je méri­tais cette remar­que par le fait que je serais un « don­neur de leçon » vous vous doutiez bien que je n’allais pas rester silen­cieux et m’offrez ainsi l’occasion de défendre enfin le vélo en ville.

Je ne pré­tend pas être une per­sonne par­faite mais sachez que j’assume totale­ment cet acte bien qu’il soit répréhen­si­ble du point de vue régle­men­taire. Comme je le fais chaque matin en emmenant mes trois jeunes enfants (sur le vélo et dans la remorque) j’emprunte ce parc à la vitesse du pas, en dou­blant rarement les pié­tons, afin d’éviter d’être obligé de faire un très dan­gereux détour de 650m (NDLR: après recal­cul cette dis­tance est en réal­ité de 950m) par la rue Jules Princet et le car­refour du Soleil Lev­ant où absol­u­ment aucun équipement n’est prévu pour les vélos.
Ne pou­vant descen­dre de vélo vu le poids de mon atte­lage, sachez que je con­tin­uerais donc à emprunter ce parc à la vitesse du pas, préférant à con­trecœur désobéir à un règle­ment munic­i­pal plutôt que de ris­quer ma vie et surtout celle de mes enfants sur cette artère très périlleuse qu’est la rue Jules Princet. A ce pro­pos, j’ai en mémoire la mort d’un cycliste, écrasé par un camion, il y a trois ou qua­tre ans dans cette même rue à deux pas du car­refour en ques­tion Je ne sais pas si il y a eu d’autres acci­dents depuis, mais je refuse de faire pren­dre ce risque à ma famille.

Vous con­vien­drez facile­ment, excepté pour le garage à vélo de la gare, que dans notre ville les équipements pour les cyclistes sont faméliques et que dans ces con­di­tions il est com­préhen­si­ble que nom­bre des admin­istrés aulnaysiens préfèrent utiliser l’automobile même pour un court tra­jet. Sachez qu’ayant une con­science écologique appuyée, pren­dre la voiture sur ce genre de tra­jet n’est pas mon choix, y com­pris pour le mod­èle de société dans lequel je souhaite que mes enfants appren­nent à vivre, eux qui devront vieil­lir sur une planète avec un cli­mat forte­ment dégradé. Je me vois donc obligé de com­poser avec cet envi­ron­nement très hos­tile aux cir­cu­la­tions douces.

Cela m’amène à faire les quelques propo­si­tions suiv­antes qui sans doute mérit­eraient d’être com­plétées :

  • La ville devrait tolérer dans les parcs sur un chem­ine­ment bien iden­ti­fié la tra­ver­sée — à très faible vitesse — des cyclistes, tout en lais­sant la pri­or­ité aux pié­tons. Dans le parc Gainville, un chemin can­di­dat existe, con­tour­nant le bassin par l’est mais il fau­dra penser à l’élargissement d’un des por­tail, trop étroit pour faire passer une remorque.
  • Éten­dre les heures d’ouverture des parcs pour per­me­t­tre, notam­ment l’hiver, le pas­sage que nom­bre de pié­tons et cyclistes emprun­tent l’été pour les tra­jets entre domi­cile, tra­vail, école, crèche, équipement cul­turels, etc…
  • Dans le quartier de l’hôtel de ville, ren­dre la passerelle à vélo … autorisée aux vélos ! Cette invraisem­blable inter­dic­tion qui per­dure est tout à fait symp­to­ma­tique de notre société qui s’aveugle par­fois devant l’importance indus­trielle de l’automobile, impor­tance qui con­cerne par­ti­c­ulière­ment notre ville. Vous trou­verez plus de détails sur l’arti­cle de MonAulnay.com que j’ai rédigé en février dernier et sur les com­men­taires qui y ont été déposés.
  • Pren­dre enfin en compte les con­clu­sions du « groupe de tra­vail cir­cu­la­tion » (dont j’étais le rap­por­teur) des derniers états généraux de la démoc­ra­tie locale tenus il y a déjà 21 mois et qui à ma con­nais­sance n’ont jamais été pub­liées. Les dizaines de délégués venant de tous les quartiers et bien que défen­dant des intérêts à pri­ori con­traires, s’étaient enten­dus après une mat­inée de tra­vail, pour con­clure devant env­i­ron 200 per­son­nes que la poli­tique du « tout auto­mo­bile » était impos­si­ble à con­tin­uer et que la pri­or­ité absolue devait être mise sur les trans­ports en com­mun et les cir­cu­la­tions douces. Depuis cette date, bien que des efforts indis­cuta­bles aient étés faits sur les lignes de bus, les aulnaysiens n’ont pas vu de change­ment spec­tac­u­laire.

Je vous remer­cie de m’avoir donné l’occasion de pro­poser ces quelques idées en espérant que celles-ci soient con­struc­tives et per­me­t­tent une meilleure cohab­i­ta­tion des pié­tons, des autres cir­cu­la­tions douces et de l’automobile.

Je me tiens disponible pour dis­cuter de ces propo­si­tions et éventuelle­ment d’autres avec M. Bruno Defait ou M. Marc Morel en charge de ces dossiers et j’espère que c’est pour nous tous l’occasion de faire pro­gresser les modes de cir­cu­la­tion douces à l’heure même où la munic­i­pal­ité lance son agenda 21.

Je vous prie d’agréer madame l’expression de mon plus pro­fond respect et mes meilleurs sen­ti­ments répub­li­cains.

Hervé Suaudeau

STN: Probable victoire après 8 mois de grève

Voici un arti­cle pub­lié sur MonAulnay.com et qui m’a par­ti­c­ulière­ment touché:

Les 28 tra­vailleurs sans papier qui tien­nent jour et nuit le le piquet de grève devant l’entreprise STN à Aulnay-sous-Bois,savourent leur prob­a­ble vic­toire. Après plus de huit mois d’occupation inin­ter­rompue, la sit­u­a­tion a de bonnes chances d’évoluer dans le bon sens. Le mou­ve­ment d’Aulnay s’inscrit dans celui des 6000 tra­vailleurs sans papier qui occu­pent leur entre­prise depuis le 12 octo­bre dernier et qui s’est durci avec l’occupation jour et nuit des marches de l’opéra Bastille par des cen­taines de grévistes pen­dant trois semaines. Les négo­ci­a­tions de onze syn­di­cats et asso­ci­a­tions avec le min­istère de l’immigration vien­nent d’aboutir à l’accord suiv­ant:

  • Tous les grévistes auront une autori­sa­tion pro­vi­soire de tra­vail après la levée des piquets de grève.
  • Des critères nationaux et oppos­ables de régu­lar­i­sa­tion pour tous les tra­vailleurs sans papiers de France sont étab­lis (5 ans de présence, 12 fiches de paye) (dépêche AFP)

Une réu­nion aura lieu ce dimanche au siège de la CGT de Mon­treuil pour décider des suites à don­ner au mou­ve­ment. En atten­dant, les grévistes, qui ont quitté Bastille, con­tin­u­ent le mou­ve­ment sur leur piquet local, dont celui d’Aulnay-sous-Bois.

Même si les grévistes, qui sont tous promis à un CDI à STN, restent pru­dent tant qu’ils n’ont pas reçu leur autori­sa­tion pro­vi­soire de tra­vail, leurs yeux bril­lent face aux pro­jets qu’ils pour­rons enfin réaliser avec des papiers:

Pour tous, leur pri­or­ité numéro un est de revoir leur famille qu’ils ont laissé au pays. Cer­tains n’ont pas vu leurs enfants depuis plus de dix ans. Il fau­dra tenir encore quelques mois, le temps d’espérer obtenir une vraie autori­sa­tion de séjour et économiser l’argent du bil­let. Les grévistes se dis­ent aussi soulagés de ne plus avoir à se cacher et de pou­voir aller au tra­vail sans crain­dre l’arrestation. Tous ont le pro­jet de pou­voir louer leur pro­pre loge­ment. Cer­tains aspirent pou­voir faire des métiers mieux qual­i­fiés.

Nfaly, Diombera et Tra­ore (de gauche à droite) sur le piquet de grève du 124 route de Bondy

Pour Nfaly, Diombera et Tra­ore, avoir des papiers sig­ni­fie pour cha­cun, outre aller voir la famille, un pro­jet bien pré­cis:

  • Nfaly, veut bien sûr retourner voir ses enfants de 11 et 14 ans mais il espère aussi passer son per­mis de con­duire.
  • Tra­ore souhaite retra­vailler vite pour faire quelques économies. Il a le pro­jet de se marier.
  • Diombera a le pro­jet le plus icon­o­claste. Il n’a qu’un rêve en tête, celui d’aller vis­iter Mar­seille. C’est après une longue dis­cus­sion et après un grand éclat de rire, que l’on com­prend pourquoi. Diombera est en réal­ité fan du feuil­leton “Plus belle la vie” qui se déroule dans la cité phocéenne.

Mamadou Sidibe au milieu des per­son­nal­ités venues soutenir l’occupation des marches de l’opéra Bastille (image extraite du film de Luc Wouters)

Quand à Sidibé, le porte parole du mou­ve­ment, il souhaite ren­dre vis­ite à sa mère qu’il n’a pas vu depuis plus de dix ans, d’autant plus qu’il a perdu son père en 2007. Il ajoute que bien que la vic­toire soit proche, il faut rester vig­i­lant. Une autori­sa­tion tem­po­raire de tra­vail de trois mois est une sit­u­a­tion pré­caire. Les grévistes, qui n’ont pas touché de salaire plein depuis sep­tem­bre dernier font tou­jours appel à la sol­i­dar­ité finan­cière des aulnaysiens qu’ils appel­lent “leur sec­onde famille” tant ils sont émus de l’aide qu’ils ont obtenu jusque là et qui leur a per­mis de tenir aussi longtemps.

Diombera, quant à lui, rêve de faire une grande fête, notam­ment avec tous les aulnaysiens qui ont aidé le mou­ve­ment. Pour lui les 2000 places de la salle Scohy ne sont pas de trop.

Hervé Suaudeau

Par soucis de construire vite, je soutiens la manif légale pour bâtir notre ville ensemble

Mes amis Verts ont plus de sagesse que moi et veu­lent dès main­tenant apaiser le débat.

J’ai déjà expliqué que à cause d’un empêche­ment je ne pour­rais pas être à la manif du col­lec­tif PLU ce samedi 5 à 11h et j’appelle les habi­tants a ne pas se laisser impres­sion­ner par la contre-manifestation organ­isée par les par­tis de l’exécutif local et venir man­i­fester paci­fique­ment leur désir de démoc­ra­tie. Je n’ai sans doute pas été assez clair et ait dû apporter des pré­ci­sions sur le blog de l’ami David. Je vais les repren­dre ici car elle résu­ment bien ma pen­sée qui est dis­tincte de mes amis Verts locaux. En effet, ceux-ci ont la sagesse de penser qu’il faut apaiser le débat et pren­dre du recul et seront “présents aux côtés de tous les aulnaysiens qui se seront déplacés pour exprimer leurs attentes et aussi leurs craintes”. Je les admire dans leur façon de pren­dre de la hau­teur afin de faire pro­gresser le débat de fond mais j’avoue que je n’ai sans doute pas la matu­rité poli­tique pour sor­tir la tête du guidon.

Je suis donc vrai­ment embêté de ne pas venir à cette man­i­fes­ta­tion car ce moment risque d’être l’un des plus fort de la man­da­ture. Espérons que l’homme fort local, qui n’a pas hésité a con­signer un appel (que je juge illé­gal) enten­dra la sim­ple rai­son des habi­tants a refuser la démoc­ra­tie de façade. La con­tre man­i­fes­ta­tion de la majorité est sans doute illé­gale (elle l’était avant hier de sources poli­cières) car une man­i­fes­ta­tion se déclare en pré­fec­ture et le préfet n’autorise jamais deux man­i­fes­ta­tions opposées au même endroit. Le blog “les amis d’Aulnay” rap­pelle que ce délit “Est puni de six mois d’emprisonnement et de 7500 euros d’amende”.

Ma con­cep­tion de la poli­tique, surtout si l’on veut être effi­cace et aller vite, n’est pas de ver­rouiller la parole ni d’organiser des actions illé­gales.

Le jour où un véri­ta­ble et sincère outil de con­cer­ta­tion sera en place comme cela se fait dans d’autres villes, je serai au coté de la majorité afin de con­va­in­cre la pop­u­la­tion de la néces­sité de con­stru­ire vite des loge­ments. Aujourd’hui je souhaite com­bat­tre ce déni démoc­ra­tique qui englue la pos­si­bil­ité de faire face effi­cace­ment à la crise du loge­ment et la crise cli­ma­tique de la manière la plus effi­cace.

J’ai pris la Hulk atitude…

Pour beau­coup de mes amis, ce n’est absol­u­ment pas une sur­prise, mais je tenais à ren­dre pub­lic, comme je l’avais promis dans l’interview don­née au Parisien, mon adhé­sion chez Les Verts.

Une adhé­sion naturelle

Cette adhé­sion est pour moi naturelle du fait de mes con­vic­tions écol­o­gistes mais aussi du sou­tient indé­fectible que j’ai pu avoir de Alain Amé­dro, dans le très dur com­bat d’AulnayC­i­toyen pour le sim­ple retour des urnes trans­par­entes dans les bureaux de vote (com­bat que Alain Amé­dro a été le pre­mier à incar­ner sur la ville). C’est donc la suite logique d’un engage­ment au quo­ti­dien au ser­vice de l’environnement mais aussi d’un engage­ment pub­lic au ser­vice de la lib­erté et la démoc­ra­tie sur inter­net, comme sur le ter­rain. J’espère que ces valeurs seront utiles au groupe que j’intègre.

Pas de renon­ce­ments

Bien sûr, pour moi entrer dans un parti n’est cer­taine­ment pas entrer en reli­gion ou devenir le groupie d’un can­di­dat en met­tant de côté ma lib­erté de ton. Je con­tin­uerais évidem­ment à co-animer MonAulnay.com en cul­ti­vant cette lib­erté de parole comme l’avait fait Jérôme Charré, avec beau­coup plus de brio que moi, en infor­mant en toute hon­nêteté les aulnaysiens bien qu’étant encarté.

La ques­tion la plus impor­tante

Pourquoi utiliser le mot Hulk ? C’est le surnom que je don­nais en off’ aux adhérents Verts. Main­tenant il va fal­loir assumer d’en être devenu un :-) .