Appel à la manifestation contre la fermeture de PSA d’Aulnay-sous-Bois

Vue aérienne de l'usine de PSA Aulnay (2008 - H.Suaudeau)

L’usine PSA d’Aulnay-sous-Bois est clairement menacée de fermeture pour début 2014. La fermeture de cette usine employant 3300 personnes serait

  • un désastre dans nos banlieues déjà massivement touchées par le chômage et la pauvreté,
  • inutile car elle aura pour conséquences de transférer de la production à l’usine de Poissy l’obligeant à travailler la nuit. Or quel intérêt social y-a-t-il à produire des voitures de nuit?
  • contre productive, car nous devons garder ce précieux patrimoine industriel pour la conversion écologique de l’économie. Cette usine et les compétences qui y sont présentes pourraient être un précieux atout dans le cadre de la relocalisation de notre économie industrielle, notemment pour produire des technologies « vertes ».

Vous trouverez ci-dessous l’appel à la manifestation que je relaie:

Non à la fermeture de PSA Aulnay !

Tous à la manifestation convoquée par l’intersyndicale

samedi 18 février à 14h, Gare RER d’Aulnay-sous-Bois

196 licenciements : le scandale de trop !

196 licenciements sont annoncés à Peugeot-Citroën SA d’Aulnay-sous-Bois, condamnant ainsi tout un territoire, des ouvriers et leurs familles tout entières. Ce scandale s’inscrit dans une suite de destruction d’emplois sur ce site depuis de trop longues années. Depuis 2004, ce poumon industriel de la Seine-Saint-Denis a vu ses effectifs chuter de 5000 CDI à 3000 aujourd’hui, parmi lesquels 2400 ouvriers et quelques 330 intérimaires. C’est 50% d’emplois industriels en moins !

Après 2014, le déluge ?

L’absence de certitudes quant à l’avenir du site est un crime économique. La Direction du groupe PSA refuse d’évoquer la moindre perspective d’avenir pour les employés du site qui restent dans les effectifs de l’usine. Au-delà de 2014, nul ne peut savoir ce que prévoit Peugeot pour ce site sur lequel est produite la C3, pourtant seul produit qui rencontre encore un succès commercial depuis les débuts de la crise. Mais cette inconnue ne vaut pas pour tout le monde : en octobre dernier, le groupe français a pourtant annoncé un investissement d’1 milliard d’euros pour le marché brésilien d’ici 2015.

Sarkozy alias Désindustrialisator

Le Président en place avait annoncé le renouveau industriel de la France. Il n’en est rien : depuis 2009, ce sont plus de 900 usines qui ont fermé leurs portes, et laissé plus de 100 000 ouvriers et ouvrières sur le carreau, détruisant ainsi des territoires et des familles entières. La crise a bon dos : tout cela doit être anticipé par l’Etat et ses partenaires économiques !

Des emplois non délocalisables, tout de suite !

Mettre aujourd’hui à la porte des ouvriers qui ont donné leur vie à un groupe automobile est impensable. En temps de crise généralisée, comment retrouver un emploi sans autre qualification ? Il est indispensable que la Direction de PSA assure au plus vite une reconversion pour toutes et tous : il faut engager un plan de formation aux nouveaux métiers de l’automobile, connectés aux réalités économiques et industriels de notre temps. C’est la condition d’emplois stables, durables et non délocalisables sur le territoire de la Seine-Saint-Denis.

Adaptons notre économie aux enjeux du XXIème siècle !

On ne peut plus continuer comme ça : les ouvriers ne peuvent plus êtres les soupapes d’ajustement de grands groupes industriels coupables de n’avoir pas regardé la réalité en face. Pourquoi continuer à produire en France des voitures comme on en produisait il y a 50 ans ? En 2012, il faut engager la conversion écologique de notre économie. Le tout-pétrole est derrière nous, il faut désormais se tourner vers les voitures électriques, les hybrides et tout ce qui peut nous permettre à la fois de nous déplacer et de respecter la planète. Il y a urgence.

Nous exigeons donc une rencontre dans les plus brefs délais avec la Direction de PSA, afin de mettre au point un plan de reconversion des effectifs encore présents, et une stratégie industrielle adaptée aux enjeux du XXIème siècle : moins polluante, moins chère et plus durable.