Niquons la planête!

Par­fois un morceau de musique me colle aux synapses. Pour celui que je veux vous présen­ter aujourd’hui, impos­si­ble d’en défaire mon cor­tex, d’autant plus qu’à chaque fois que je le chan­tonne, mes méninges s’emplissent de dopamine . Mon cerveau ne m’a donc pas laissé d’alternatives, et a décidé de vous en faire prof­iter. Ce morceau vient de HK (du groupe Min­istère des affaires pop­u­laires) & Les Saltim­banks. Il s’intitule, tel un slo­gan pour Areva ou Total: “Niquons la planète”. Tout un pro­gramme, non?

HK & Les Saltim­banks seront au con­cert de sol­i­dar­ité pour les sin­istrés du Pak­istan à Aulnay-sous-Bois dimanche 3 octo­bre à par­tir de 16h30, salle Pierre Scohy.


HK & les Saltim­banks — Niquons la planète

Chirac en prison, c’est de la science fiction… merci Delanöe!

Aujourd’hui, le maire de Paris, Bertrand Delanöe, ainsi que 146 autres con­seillers de Paris, ont approu­vés un pro­to­cole d’accord qui fera prob­a­ble­ment échap­per Jacques Chirac à toute pour­suites (j’aimerais tant me tromper).
Je remer­cie les neuf élus Verts, deux élus du Parti de Gauche, un élu MoDem et un élu “non inscrit” qui n’ont fait que leur tra­vail en refu­sant cet arrange­ment politico-financier hon­teux.

La France avec notre prési­dent actuel avait déjà beau­coup perdu de sa crédi­bil­ité inter­na­tionale. Il est évident que cet accord en forme d’amnistie ne redor­era pas l’image de notre pays qui a fait la démon­stra­tion d’être inca­pable de pour­suivre un homme puis­sant. A ce pro­pos ce matin sur France Inter Eric Halphen a bien mon­tré qu’il exis­tait aujourd’hui une jus­tice à deux vitesses en déclarant ” on se retrouve plus rapi­de­ment devant un tri­bunal lorsqu’on vole un sac à main que lorsque on détourne des mil­lions d’euros”.

Ce vote restera sans doute un énorme cail­lou dans la chaus­sure des 147 élus (PS/UMP/PCF/centre) qui n’ont pas eu le courage de voir l’ancien prési­dent con­damné devant un tri­bunal.

Signez pour que la délinquance politique ne se règle pas « à l’amiable »

Je repro­duit aujourd’hui la péti­tion que Sauvons les riches et Anti­cor vous pro­posent de signer. Quand je pense à cet accord, j”ai honte d’avoir pensé un jour que M. Delanöe puisse être un type hon­nête.

Faites cir­culer, recopiez mais surtout signez la péti­tion sur: http://sauvonslesriches.fr/?p=448 !

Let­tre ouverte aux con­seillers de Paris : défendez notre droit à la jus­tice

Le procès des emplois fic­tifs de la ville de Paris devrait avoir lieu dans quelques semaines. Les faits reprochés sont très graves : des respon­s­ables poli­tiques sont accusés d’avoir détourné de l’argent pub­lic à des fins per­son­nelles ou politi­ci­ennes.

Or, suite à un arrange­ment financier avec l’UMP et Jacques Chirac, le maire de Paris Bertrand Delanoë envis­age de retirer la con­sti­tu­tion de par­tie civile de la Ville, au risque de vider le procès de sa sub­stance. Les prévenus pour­raient en effet s’y défendre sans aucune con­tra­dic­tion, puisque le Par­quet, dépen­dant du gou­verne­ment, a d’ores et déjà annoncé qu’il deman­derait la relaxe pure et sim­ple. L’ancien prési­dent Jacques Chirac sor­ti­rait sans doute blanchi de cette procé­dure que la mairie de Paris avait déclenchée en 2001. Une fois de plus, l’impunité des puis­sants en sor­ti­rait ren­for­cée et la classe poli­tique fini­rait décrédi­bil­isée.

Aussi nous deman­dons aux con­seillers de Paris de voter con­tre le retrait de par­tie civile de la Ville. L’argument de la bonne ges­tion et de la répa­ra­tion civile pèse mal­heureuse­ment trop peu face au risque de « jus­tice à deux vitesses ». Nous ne récla­m­ons ni vengeance ni acharne­ment, mais sim­ple­ment le fonc­tion­nement nor­mal et équitable de la jus­tice. A l’heure où la jus­tice française est si dure avec les faibles, elle ne doit pas se révéler, une fois de plus, si douce avec les puis­sants.

Ceux qui édictent les lois doivent être les pre­miers à les respecter. Est-ce trop deman­der dans la France de 2010 ?

Nous comp­tons sur vous, mes­dames et messieurs les con­seillers de Paris, pour mon­trer, par votre vote, que la jus­tice n’est pas à ven­dre.