HADOPI: Défoulez-vous !

A quelques heures de la nou­velle présen­ta­tion du texte Hadopi devant l’assemblée (après son rejet par celle-ci), voici une petite appli­ca­tion qui per­met tout sim­ple­ment de passer les nerfs.

Cette petite vio­lence virtuelle et potache dirigée con­tre la min­istre n’est évidem­ment rien com­paré au viol des lib­ertés qu’introduit ce texte.

(Crédit photo Wikipé­dia)

L’avis du rapporteur du Conseil d’État et ses conséquences

Aujourd’hui le rap­por­teur pub­lic auprès du Con­seil d’État a demandé de cen­surer la déci­sion d’annulation du tri­bunal admin­is­tratif à pro­pos d’Aulnay-sous-Bois. Il risque donc de ne pas y avoir de nou­velles élec­tions munic­i­pales.

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Musique libre: “Kapadnoms” si peu connus et pourtant quelle richesse !

J’ai décou­vert par hasard sur inter­net ce superbe groupe de musique : “Kapad­noms” s’appelle ainsi à cause de toute les imma­tric­u­la­tions, numéros de séries, références, iden­ti­fi­ants util­isés pout ficher les indi­vidus qui ont trans­for­més l’homme en être “qu’à pas d’noms”.

Mais au delà des paroles, de la cri­tique au vit­riol de notre société, du phrasé sou­vent cru mais acéré et bourré d’humour, ce que je retiens le plus de ce groupe est la richesse de la musique.

On pour­rait croire que Kapdnoms puise sa cul­ture auprès des groupes de chan­son française alter­na­tive telles que les Têtes Raides, Tor­due ou Ogres de Bar­back mais en fait l’influence est telle­ment large que le style est unique. Cette dif­fi­culté de déf­i­ni­tion de style, d’une réelle diver­sité, rap­pelle le mélange indéfiniss­able de la Mano-Negra qu’ils avaient fini par appeler Patchanka (comme leur pre­mier album). Sauf que les influ­ences sont bien plus larges et sur­prenantes: La gui­tare folk et l’accordéon peu­vent précéder un rythme élec­tro, disco ou rap hard­core. Vous trou­verez aussi dans cet album Piaf, du jazz gitan, du ragga, du rap, de l’électro, du blues, de la chan­son, du fla­menco et j’en passe.

Cerise sur le gâteau Kapad­noms est un groupe sequan­ody­on­isiens car domi­cilié à Rosny-sous-Bois.

Donc à écouter d’urgence et vous pou­vez même télécharger leur album immé­di­ate­ment !

  • Téléchargez ici l’ensemble de l’album (79 Mo)
  • Disponible aussi sur les réseaux P2P : Bit­Tor­rent MP3 ou Bit­Tor­rent OGG
  • Faites un don à ce groupe si vous aimez.
  • Vous pou­vez aussi obtenir l’album en écrivant à kapadnoms@yahoo.fr, le prix étant libre.
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    Coup de théatre: La loi Hadopi est rejetée

    Con­tre toute attentes la loi lib­er­ti­cide Hadopi vient d’être rejetée par l’assemblée nationale par 21 voix con­tre 15 ce matin 9 avril.

    Bien évidem­ment le gou­verne­ment par la voix de M. Karouchi con­sid­ère que “C’est un mau­vais coup à la créa­tion artis­tique, c’est un mau­vais coup pour les artistes français”. Pour­tant nous somme nom­breux à penser exacte­ment le con­traire.

    Ne nous leur­rons pas, nous ne somme pas dans une vraie démoc­ra­tie par­lemen­taire et le gou­verne­ment va cer­taine­ment trou­ver un moyen pour faire revoter le pro­jet jusqu’à ce qu’il passe (il suf­fit par exem­ple de retra­vailler un peu le texte). En effet, rappelons-nous, même si la licence glob­ale avait été adop­tée par le par­lement avec un amende­ment par 30 voix con­tre 28 en 2005, le gou­verne­ment avait repris les choses en main en 2006 et fait dis­paraitre cet amende­ment.

    En atten­dant, savourons cette petite vic­toire qui nous laisse un peu plus de temps pour con­va­in­cre…

    Vidéosurveillance-participative: Non ce n’est pas de la science fiction !

    Hier soir j’annonçais que Aulnay-sous-Bois pour­rait lancer le pre­mier pro­jet de vidéo­sur­veil­lance par­tic­i­patif français. Beau­coup ne sont pas tombés dans le pan­neau, car c’était bien évidem­ment un pois­son d’avril des­tiné à faire réfléchir ceux qui en ce moment, à droite mais surtout à gauche, sont ten­tés par une exten­sion du nom­bre de caméras dans la ville même d’Aulnay-sous-Bois.

    Il serait dom­mage que l’on croie une sec­onde qu’un tel sys­tème du genre Big Brother qui n’a jamais prouvé son effi­cac­ité, puisse avoir un quel­conque intérêt. Cepen­dant, tout ce qui est écrit est nulle­ment de la sci­ence fic­tion. Tous les sys­tèmes tech­nologiques décrits sont réal­is­ables avec les coûts indiqués (c’est-à-dire pour très peu cher).

    Dévelop­per aujourd’hui la vidéo­sur­veil­lance au lieu de s’occuper de préven­tion nous jette dans cette société où par exem­ple, cha­cun pourra être automa­tique­ment suivi par recon­nais­sance faciale infor­ma­tique. Le décalage est immense entre les affaires résolues par les caméras (très peu d’affaires et bien sou­vent peu graves(Mal­gré un coût matériel d’au moins 500 000 €, la video­sur­veil­lance à Aulnay-sous-Bois n’a été que très peu effi­cace. Elle a certes quelque­fois eu effet de dis­sua­sion (sou­vent en déplaçant la délin­quance quand les caméras sont vis­i­bles), mais n’a pas eu un bilan pléthorique. Des mots même de l’ancien adjoint UMP à la sécu­rité, sur plusieurs années seules les affaires suiv­antes auraient été résolues:

  • une affaire de stupé­fi­ant dans le parc Dumont (l’individu plan­quait la marchan­dise dans ses talons)
  • une affaire de tags dans le souter­rain de la gare
  • une affaire d’agression d’un prof devant le col­lège De Pisan
  • une affaire d’incendie de mag­a­sin, rue de Pimodan
  • une affaire de dégra­da­tion de locaux munic­i­paux sur la place Laen­nec
  • une affaire d’affichage diffam­a­toire dans le souter­rain de la gare
  • Bref, cela n’a rien de com­mun avec les con­cepts de Video-protection qui nous sont ven­dus en ce moment pour jus­ti­fier le nou­vel investisse­ment.)), et le recul des lib­ertés qu’elles entraî­nent.

    Mais surtout, quelle société voulons-nous : celle du vivre-ensemble ou celle de la sur­veil­lance et de la méfi­ance d’autrui ?

    [Poisson d’avril] Aulnay-sous-Bois pourrait lancer le premier projet de vidéosurveillance participatif français

    Ajout du 2/04/09 : Cette note est bien évidem­ment un pois­son d’avril mais elle amène la réflex­ion suiv­ante– : .

    Voici le texte de la vilaine blague:


    J’ai per­son­nelle­ment de très fortes réti­cences à voir la vidéo­sur­veil­lance se répan­dre de façon anar­chique, mais force est de con­stater que le pré-projet que j’ai eu entre les mains hier est d’une orig­i­nal­ité telle qu’il oblige cha­cun à réviser ses posi­tions. Il faut remercier le maire d’Aulnay-sous-Bois qui pour la pre­mière fois con­sulte, l’association AulnayC­i­toyen (d’où ma présence) pour une ques­tion de lib­erté numérique.

    L’idée est plutôt risquée mais mérit­erait, je crois, une réelle expéri­men­ta­tion. La mairie d’Aulnay-sous-Bois va faire appel à tous les habi­tants volon­taires pour par­ticiper à la pro­tec­tion de la ville et financera des caméras Wifi qui seront dis­posées aux fenêtres ou à prox­im­ité immé­di­ate des loge­ments des volon­taires. Ce recrute­ment citoyen devrait se faire via le ser­vice de la démoc­ra­tie locale afin de met­tre l’accent sur l’aspect par­tic­i­patif de ce ser­vice de prox­im­ité incon­testable­ment inno­vant.

    Par son abon­nement inter­net, le citoyen volon­taire trans­met­tra les images à un con­struc­teur et prestataire infor­ma­tique. Le pré-projet que j’ai eu entre les mains par­lait de l’entreprise Lorex qui a déjà l’expérience de la vidéo-surveillance par­tic­i­pa­tive sur des con­trats en Car­o­line du Sud ou au Venezuella. Le prestataire fourni­rait sur une page web, une plate-forme de sur­veil­lance via le ser­vice Lorex remote view­ing hébergé chez la plate-forme pop­u­laire Yoics sur laque­lle chaque aulnaysien pour­rait vision­ner l’ensemble des web­cams dis­posées dans la ville et sig­naler tout prob­lème sus­pect.

    Je tiens cepen­dant à dire que je suis un peu choqué de voir des solu­tions de prestataires retenues bien qu’aucun marché ne soit encore passé. Je serais donc très vig­i­lant quant à la trans­parence de la procé­dure d’appel d’offre qui devrait être mise en place.

    Les vis­ages seront floutés en temps réels par le sys­tème Face­blur util­isé entre-autres sur Google Street. Une ver­sion non floutée des images sera archivée deux semaines pour per­me­t­tre à la police l’identification des per­son­nes dénon­cées. Toute per­sonne sig­nalée par un habi­tant génèr­era une alerte automa­tique dès que le sys­tème de recon­nais­sance faciale recon­naitra que l’individu ren­tr­era dans le champ d’une caméra. Con­traire­ment au sys­tème de vidéo-surveillance clas­sique, l’interpellation des sus­pects devrait donc être grande­ment facil­itée. La mairie va exiger du prestataire que le sys­tème de recon­nais­sance faciale ne puisse en aucun cas être relié à une base de don­née nom­i­na­tive. Seuls des agents asser­men­tés pour­ront, via le croise­ment du cat­a­logue de sig­nale­ment et d’interpéllations, rap­procher un indi­vidu de son patronyme.

    Pour des caméras entre 150 et 300€HT l’unité (suiv­ant les options), l’installation de cen­taines caméras Wifi, devrait coûter bien moins cher que le sys­tème de vidéo-surveillance actuel formé de moins de 30 caméras(Rien qu’en frais d’installation, le sys­tème de 28 caméras de vidéo-surveillance de la ville a coûté plus de 500 000 €. Pour pou­voir l’étendre il était oblig­a­toire de faire de gros investisse­ments en fibre optique notam­ment les travaux très lourds de câblage pour relier Les quartiers de Bal­agny, de Chanteloup ou le com­mis­sariat au reste du réseau de fibre. Le bud­get voté à ce titre le 28 juin 2007 était de 1 000 000 € par an. Ce bud­get n’a semble-t-il jamais été entamé.). Cepen­dant, dans le pro­jet qui m’a été mon­tré, la plate-forme de sur­veil­lance néces­si­tait d’être ouverte via un nav­i­ga­teur sous Win­dows ou Mac. Il est vrai­ment dom­mage que la munic­i­pal­ité ne prof­ite pas de cette occa­sion pour faire la pro­mo­tion du Logi­ciel Libre et plus par­ti­c­ulière­ment prenne en charge les util­isa­teurs de Linux.

    L’évolution suiv­ante de ce ser­vice pour­rait bien être l’installation de caméras 3G 360° sur les véhicules munic­i­paux. Cepen­dant, je suis bien plus réti­cent quant à l’utilité de cette évolu­tion au vu des coûts faramineux engen­drés par les abon­nements télé­phoniques 3G.

    Je reviendrais sur cette infor­ma­tion dès que j’aurais de nou­veaux éléments.