Musique: Vivez le mirage des Fata Morgana

J’ai été sub­jugué à Aulnay lors de ce con­cert très con­fi­den­tiel des Fata Mor­gana. Ce groupe que je ne con­nais­sais pas m’a con­quis sur le ter­rain même de mes groupes préférés (Têtes raides, La Tor­due, Les Ogres de Bar­back, La rue Kétanou…). Les Fata maîtrisent par­faite­ment cet envi­rone­ment tout en le dépas­sant et en cre­ant leur univers pro­pre.
Pourquoi dia­ble ce groupe n’est-il pas plus connu?.

Merci à ces amis pour avoir organ­isé ce con­cert si inso­lite et nous faire partager cette si belle décou­verte. Petit détail: Leur vio­loniste est aulnaysien !

Alors assez parlé, chut… écoutez, allez les voir et achetez l’abum (Voir leur site web et leur MySpace).

FATA MORGANA — DROLE D HOMME

Vote par Internet aux prud’homales: Un bien mauvais simulacre de démocratie

On le savait( ordinateurs-de-vote.org: Pourquoi le vote par Inter­net est déraisonnable ): Le vote par inter­net est ce qui se fait de pire ou presque du point de vue opac­ité et sim­u­lacre de démoc­ra­tie. Pour rajouter à cela, les organ­isa­teurs du vote par inter­net aux prud’hommes ont réussi le coup de créer un front con­tre eux par leur organ­i­sa­tion déplorable de ce scrutin qui a duré du 19 au 26 novem­bre:
– La CGT qui n’avait jusque là mon­tré que quelques réti­cences face au vote élec­tron­ique vient de passer à l’action car elle s’est trou­vée flouée par un bug du logi­ciel de vote(Lors du vote élec­tron­ique des prud’homales à Paris, pen­dant un cer­tain temps, sur le nav­i­ga­teur Fire­fox, le vote CGT était inac­ces­si­ble con­traire­ment à celui des autres syn­di­cats. Lire ” Bernard Thibault saisit Xavier Bertrand et la CNIL (27 novem­bre 2008)” ). L’expérience risque d’être douloureuse pour le syn­di­cat, car lors d’un vote opaque, c’est l’ensemble de la chaîne de respon­s­abil­ité qui fait preuve d’opacité et il va être dif­fi­cile de faire val­oir ses droits sans preuve matérielle.
– Cer­tains affir­ment même que le vote pour­rait être annulé( 27 novem­bre 2008: Eco 89: Prud’hommes : le vote élec­tron­ique pour­rait être annulé ) car les infor­mati­ciens ont perdu le fichier de la liste d’émargement. Là encore, les organ­isa­teurs du vote et les autorités, sachant qu’aucune preuve matérielle existe puisque l’ensemble du scrutin est dématéri­al­isé, jouent la même par­ti­tion: “Tout va très bien madame la mar­quise…”.

Il ne faut pas ce con­cen­trer sur ces péripéties tech­niques, qui seront cor­rigées tôt ou tard dans les votes futurs, mais sur le fond du prob­lème: Ce vote est par nature invéri­fi­able et donc non démoc­ra­tique. Les citoyens doivent pou­voir con­trôler eux même leur vote et ne pas déléguer leur pou­voir à des experts.

Vous pou­vez en lire plus sur le site ordinateurs-de-vote.org qui pub­lie l’article “Vote par Inter­net aux prud’homales : con­fi­ance décrétée con­tre saine défi­ance”. Dans le même arti­cle une image (reprise ci-dessous) mon­tre le mépris épous­tou­flant qu’ont les organ­isa­teurs du vote envers ceux qu’ils osent nom­mer des scru­ta­teurs ou assesseurs en leur pro­posant très sérieuse­ment de con­trôler tout ce qu’il se passe dans un ordi­na­teur par une web­cam (je veux la même web­cam pour voir si j’ai un virus sur mon PC!).

Le vote par inter­net sem­ble être le futur dada de cer­tains au gou­verne­ment (Alain Mar­leix, Secré­taire d’Etat à l’Intérieur et aux Col­lec­tiv­ités Ter­ri­to­ri­ales, a déclaré lors de la séance du mer­credi 19 novem­bre 2008 à l’assemblée nationale : “
pourquoi ne pas envis­ager d’autoriser notam­ment le vote par Inter­net
puisqu’il est admis par d’autres États ?
(…). La France serait capa­ble
d’organiser, comme le font les États d’Europe du sud, le vote par
Inter­net. Il ne pose pas de prob­lème dans les
pays qui le pra­tiquent pour leurs expa­triés.
), pour­tant il faut prof­iter de ces expéri­ences mal­heureuses pour inter­dire défini­tive­ment son util­i­sa­tion.

Nouveau logo du CNRS : Retour aux “fondements” de la science

Un “cab­i­net” con­seil en stratégie de com­mu­ni­ca­tion et ges­tion de crise nous a pondu pour 40 000 € un nou­veau logo pour le CNRS(40 000 € pour refaire son logo c’est sûre­ment très cher mais on est loin des 2,4 mil­lions d’euros déboursés par l’ANPE pour refaire le sien il y a 5 ans (A noter que le logo était jetable car l’ANPE dis­parait aujourd’hui au profit du “Pôle emploi” dont le logo n’aurait coûté “que” 500 000€)):

Il est vrai que l’ancien logo était très laid et pou­vait, par ses flèches, faire penser que la sci­ence était une affaire exclu­sive­ment mas­cu­line. L’ancien logo avait tout de même le mérite de dévelop­per l’acronyme CNRS en “Cen­tre National de la Recherche Sci­en­tifique”. Le nou­veau logo occulte volon­taire­ment(Le doc­u­ment de présen­ta­tion de la nou­velle charte graphique pré­cise que l’expli­ca­tion de l’acronyme ne peut et ne doit plus être asso­ciée au logo­type d’aucune manière) la sig­ni­fi­ca­tion de l’acronyme et donc la voca­tion nationale du CNRS, ce qui est fâcheux en ces temps où l’existence même de l’établissement est remise en cause.

Le plus drôle est la vision inver­sée de ce logo que voici séant pour un retour aux fonde­ments de la sci­ence :

Cette nou­velle vision de la sci­ence devrait sus­citer un arrière-train de cri­tiques…

Sources : Le Canard Enchaîné et Sauvons La Recherche.