Petit cours sur les OGM… et fausse manif

Depuis 1996, Green­peace se bat con­tre la dis­sémi­na­tion des Organ­ismes Géné­tique­ment Mod­i­fiés (OGM). Ils présen­tent beau­coup trop de risques pour que l’on puisse se per­me­t­tre leur général­i­sa­tion. Ils sont un dan­ger pour l’environnement, présen­tent des risques pour la santé et men­a­cent les équili­bres économiques et soci­aux. Ils posent égale­ment des ques­tions éthiques qui n’ont pas fait l’objet d’un débat suff­isant.
En savoir plus http://www.greenpeace.org/france/campagnes/ogm

OGM, les Organ­ismes Géné­tique­ment mod­i­fiés

Voici ensuite la fausse man­i­fes­ta­tion pro-OGM sur les Champs Elysées. J’apprécie tou­jours ce genre de man­i­fes­ta­tion qui mon­trent le fond du point de vue des pro-OGM.
L’objectif ici est de signer la péti­tion pour un mora­toire sur toutes les autori­sa­tions européennes d’OGM. Objec­tif : un mil­lion de sig­na­tures ! : http://www.greenpeace.fr/ogmjenveuxpas/zappons-les-ogm/

Fausse man­i­fes­ta­tion pro-OGM sur les Champs Elysées

Anticor: Sommes nous encore en démocratie?

Je vous encour­age vive­ment à regarder les vidéos suiv­antes de Séver­ine Tessier, la porte-parole de l’association Anti­cor. Elle y explique com­ment la démoc­ra­tie dans notre pays s’est petit à petit muée en un régime où les intérêts par­ti­c­uliers ont pris le dessus sur l’intérêt général et pourquoi la lutte con­tre la cor­rup­tion doit pren­dre une impor­tance pri­mor­diale.

J’ai retenu quelques points qui me parais­sent per­ti­nents con­cer­nant la ville d’Aulnay-sous-Bois: la “démoc­ra­tie par­tic­i­pa­tive”, le cumul des fonc­tions, la restau­ra­tion de la con­fi­ance des électeurs, l’extension de l’utilisation du terme de cor­rup­tion.

Pre­mière par­tie: Le stade ultime de la cor­rup­tion: la cor­rup­tion démoc­ra­tique

Réflex­ions à pro­pos des affaires Woerth, Bach­e­lot, des jeux en ligne, du refus d’une véri­ta­ble lutte con­tre la fraude fis­cale, des poli­tiques de sub­ven­tion des destruc­tions d’emploi

Par­tie 2: Réin­stau­rer les contre-pouvoirs.

Réflex­ions à pro­pos de la dépé­nal­i­sa­tion de la cor­rup­tion et des affaires, sommes nous encore dans une véri­ta­ble démoc­ra­tie? de la portée du dis­cours des poli­tiques notam­ment en Seine-Saint-Denis, de la fin de la sépa­ra­tion des pou­voirs, de l’espoir de rééquili­brage démoc­ra­tique et de restau­ra­tion de la con­fi­ance des citoyens.




Par­tie 3: La société de la cor­rup­tion
A pro­pos de la marchan­di­s­a­tion des choses et du main­tien néces­saire des rap­ports non lucrat­ifs. Aujourd’hui qui érige la cor­rup­tion en dogme? Pourquoi il faut s’intéresser plutôt aux cor­rup­teurs qu’aux cor­rom­pus ? Y-a-t il une spo­li­a­tion des bien publics? Quand est-il du con­trôle des médias?



Par­tie 4: Le cumul des fonc­tions et le casier judi­ci­aire des poli­tiques
Quel est le rap­port entre le cumul des fonc­tions et le cumul des man­dats? La sépa­ra­tion des autorités de tutelles des autorités sur­veil­lées. De la néces­sité d’une clause d’inéligibilité nou­velle, de l’absence de con­damna­tion comme pour cer­tains fonc­tion­naires. De l’espoir de trou­ver des alter­na­tives crédi­bles.



Sources:

STN: Probable victoire après 8 mois de grève

Voici un arti­cle pub­lié sur MonAulnay.com et qui m’a par­ti­c­ulière­ment touché:

Les 28 tra­vailleurs sans papier qui tien­nent jour et nuit le le piquet de grève devant l’entreprise STN à Aulnay-sous-Bois,savourent leur prob­a­ble vic­toire. Après plus de huit mois d’occupation inin­ter­rompue, la sit­u­a­tion a de bonnes chances d’évoluer dans le bon sens. Le mou­ve­ment d’Aulnay s’inscrit dans celui des 6000 tra­vailleurs sans papier qui occu­pent leur entre­prise depuis le 12 octo­bre dernier et qui s’est durci avec l’occupation jour et nuit des marches de l’opéra Bastille par des cen­taines de grévistes pen­dant trois semaines. Les négo­ci­a­tions de onze syn­di­cats et asso­ci­a­tions avec le min­istère de l’immigration vien­nent d’aboutir à l’accord suiv­ant:

  • Tous les grévistes auront une autori­sa­tion pro­vi­soire de tra­vail après la levée des piquets de grève.
  • Des critères nationaux et oppos­ables de régu­lar­i­sa­tion pour tous les tra­vailleurs sans papiers de France sont étab­lis (5 ans de présence, 12 fiches de paye) (dépêche AFP)

Une réu­nion aura lieu ce dimanche au siège de la CGT de Mon­treuil pour décider des suites à don­ner au mou­ve­ment. En atten­dant, les grévistes, qui ont quitté Bastille, con­tin­u­ent le mou­ve­ment sur leur piquet local, dont celui d’Aulnay-sous-Bois.

Même si les grévistes, qui sont tous promis à un CDI à STN, restent pru­dent tant qu’ils n’ont pas reçu leur autori­sa­tion pro­vi­soire de tra­vail, leurs yeux bril­lent face aux pro­jets qu’ils pour­rons enfin réaliser avec des papiers:

Pour tous, leur pri­or­ité numéro un est de revoir leur famille qu’ils ont laissé au pays. Cer­tains n’ont pas vu leurs enfants depuis plus de dix ans. Il fau­dra tenir encore quelques mois, le temps d’espérer obtenir une vraie autori­sa­tion de séjour et économiser l’argent du bil­let. Les grévistes se dis­ent aussi soulagés de ne plus avoir à se cacher et de pou­voir aller au tra­vail sans crain­dre l’arrestation. Tous ont le pro­jet de pou­voir louer leur pro­pre loge­ment. Cer­tains aspirent pou­voir faire des métiers mieux qual­i­fiés.

Nfaly, Diombera et Tra­ore (de gauche à droite) sur le piquet de grève du 124 route de Bondy

Pour Nfaly, Diombera et Tra­ore, avoir des papiers sig­ni­fie pour cha­cun, outre aller voir la famille, un pro­jet bien pré­cis:

  • Nfaly, veut bien sûr retourner voir ses enfants de 11 et 14 ans mais il espère aussi passer son per­mis de con­duire.
  • Tra­ore souhaite retra­vailler vite pour faire quelques économies. Il a le pro­jet de se marier.
  • Diombera a le pro­jet le plus icon­o­claste. Il n’a qu’un rêve en tête, celui d’aller vis­iter Mar­seille. C’est après une longue dis­cus­sion et après un grand éclat de rire, que l’on com­prend pourquoi. Diombera est en réal­ité fan du feuil­leton “Plus belle la vie” qui se déroule dans la cité phocéenne.

Mamadou Sidibe au milieu des per­son­nal­ités venues soutenir l’occupation des marches de l’opéra Bastille (image extraite du film de Luc Wouters)

Quand à Sidibé, le porte parole du mou­ve­ment, il souhaite ren­dre vis­ite à sa mère qu’il n’a pas vu depuis plus de dix ans, d’autant plus qu’il a perdu son père en 2007. Il ajoute que bien que la vic­toire soit proche, il faut rester vig­i­lant. Une autori­sa­tion tem­po­raire de tra­vail de trois mois est une sit­u­a­tion pré­caire. Les grévistes, qui n’ont pas touché de salaire plein depuis sep­tem­bre dernier font tou­jours appel à la sol­i­dar­ité finan­cière des aulnaysiens qu’ils appel­lent “leur sec­onde famille” tant ils sont émus de l’aide qu’ils ont obtenu jusque là et qui leur a per­mis de tenir aussi longtemps.

Diombera, quant à lui, rêve de faire une grande fête, notam­ment avec tous les aulnaysiens qui ont aidé le mou­ve­ment. Pour lui les 2000 places de la salle Scohy ne sont pas de trop.

Hervé Suaudeau

Par soucis de construire vite, je soutiens la manif légale pour bâtir notre ville ensemble

Mes amis Verts ont plus de sagesse que moi et veu­lent dès main­tenant apaiser le débat.

J’ai déjà expliqué que à cause d’un empêche­ment je ne pour­rais pas être à la manif du col­lec­tif PLU ce samedi 5 à 11h et j’appelle les habi­tants a ne pas se laisser impres­sion­ner par la contre-manifestation organ­isée par les par­tis de l’exécutif local et venir man­i­fester paci­fique­ment leur désir de démoc­ra­tie. Je n’ai sans doute pas été assez clair et ait dû apporter des pré­ci­sions sur le blog de l’ami David. Je vais les repren­dre ici car elle résu­ment bien ma pen­sée qui est dis­tincte de mes amis Verts locaux. En effet, ceux-ci ont la sagesse de penser qu’il faut apaiser le débat et pren­dre du recul et seront “présents aux côtés de tous les aulnaysiens qui se seront déplacés pour exprimer leurs attentes et aussi leurs craintes”. Je les admire dans leur façon de pren­dre de la hau­teur afin de faire pro­gresser le débat de fond mais j’avoue que je n’ai sans doute pas la matu­rité poli­tique pour sor­tir la tête du guidon.

Je suis donc vrai­ment embêté de ne pas venir à cette man­i­fes­ta­tion car ce moment risque d’être l’un des plus fort de la man­da­ture. Espérons que l’homme fort local, qui n’a pas hésité a con­signer un appel (que je juge illé­gal) enten­dra la sim­ple rai­son des habi­tants a refuser la démoc­ra­tie de façade. La con­tre man­i­fes­ta­tion de la majorité est sans doute illé­gale (elle l’était avant hier de sources poli­cières) car une man­i­fes­ta­tion se déclare en pré­fec­ture et le préfet n’autorise jamais deux man­i­fes­ta­tions opposées au même endroit. Le blog “les amis d’Aulnay” rap­pelle que ce délit “Est puni de six mois d’emprisonnement et de 7500 euros d’amende”.

Ma con­cep­tion de la poli­tique, surtout si l’on veut être effi­cace et aller vite, n’est pas de ver­rouiller la parole ni d’organiser des actions illé­gales.

Le jour où un véri­ta­ble et sincère outil de con­cer­ta­tion sera en place comme cela se fait dans d’autres villes, je serai au coté de la majorité afin de con­va­in­cre la pop­u­la­tion de la néces­sité de con­stru­ire vite des loge­ments. Aujourd’hui je souhaite com­bat­tre ce déni démoc­ra­tique qui englue la pos­si­bil­ité de faire face effi­cace­ment à la crise du loge­ment et la crise cli­ma­tique de la manière la plus effi­cace.

El pueblo unido jamás será vencido


Une chan­son dou­ble­ment d’actualité à Aulnay

Le peu­ple uni ne sera jamais vaincu”. Cette chan­son mythique du groupe chilien Quila­payun est dev­enue dans le monde entier un sym­bole d’unité et de sol­i­dar­ité des peu­ples lut­tant pour leur lib­erté. Pour mon cas per­son­nel, elle a bercé l’imaginaire de mon enfance et con­struit une belle part de ma rela­tion à l’Amérique du sud. Cette chan­son est aujourd’hui dev­enue d’actualité à dou­ble titre dans ma ville d’Aulnay-sous-Bois. En effet la semaine où, à Aulnay, le groupe Quila­payun jouera en per­sonne cette chan­son dans le cadre du fes­ti­val latino andalou, ma ville voit sa pop­u­la­tion se couper en deux et entamer un divorce sur lequel il sera bien dif­fi­cile de revenir. Le peu­ple se désuni, et risque de per­dre le dur com­bat qu’il doit mener. Et ce com­bat n’est pas un petit com­bat, c’est celui con­tre la crise du loge­ment.

Risque de frac­ture

Depuis trop longtemps notre ville est tra­ver­sée par une faille béante qui éloigne les quartiers  pop­u­laires du nord, des quartiers rési­den­tiels du sud. L’incompréhension entre ces deux par­ties de la ville est déjà immense et la ges­tion locale de la crise du loge­ment risque de créer une véri­ta­ble frac­ture. En effet, une dizaine d’associations appelle a man­i­fester samedi 5 juin pour plus de démoc­ra­tie dans le proces­sus néces­saire de den­si­fi­ca­tion de la ville. Or, dans le même temps, parmi les proches du maire, des respon­s­ables poli­tiques jouent la carte de la divi­sion de la ville en appelant des habi­tants choi­sis dans les quartiers pop­u­laires à venir contre-manifester le même jour et au même endroit con­tre ceux qui osent man­i­fester leur “hos­til­ité à ces pro­jets”. Après ce contre-appel, le dia­logue devient vite impos­si­ble, les un s’estimant provo­qués, les autres réfu­tant même le terme de contre-manifestation.

Util­isons le pré­cieux héritage des luttes

De nom­breux peu­ples ont lutés dure­ment, par­fois accom­pa­g­nés par la chan­son des Quila­payun, pour gag­ner un droit à la démoc­ra­tie. Aujourd’hui, il serait idiot et con­tre pro­duc­tif de se priver de cet outil afin de relever le dif­fi­cile défit de la crise du loge­ment (et de la crise écologique). Il est temps pour cette ville de trou­ver une nou­velle unité au sein d’une large et vraie con­cer­ta­tion afin de définir un avenir com­mun a tous les habi­tants. Or, plus le temps passe, plus cette unité sera dif­fi­cile à faire. J’ai pour­tant l’espoir qu’il ne soit pas trop tard. Pour cela il faut com­pren­dre que sans passer par un véri­ta­ble proces­sus démoc­ra­tique plein et entier, il sera très dif­fi­cile de con­stru­ire dans cette ville et les sit­u­a­tions dra­ma­tiques des familles mal logées que les élus reçoivent dans leur per­ma­nence risquent de per­durer longtemps.

Je suis pour que l’on con­stru­ise de nom­breux loge­ments neufs dans cette ville, et c’est pour cela que je souhaite que les asso­ci­a­tions soient respec­tées. “Le peu­ple uni ne sera jamais vaincu” mais nous n’arriverons à rien sans l’aide, la par­tic­i­pa­tion et l’unité de la pop­u­la­tion et ceux qui pensent passer en force font un bien mau­vais cal­cul.

Hélais samedi à 11h à l’hôtel de ville, je ne pour­rais pas pour des raisons per­son­nelles être auprès des asso­ci­a­tions afin de faire respecter leur demande d’écoute. Néan­moins, et même si je ne suis pas tou­jours d’accord avec tout ce qui est dit par les respon­s­ables de ces asso­ci­a­tions, mon esprit sera à 100% avec leur demande ce samedi matin.

Je suis tout aussi triste de réaliser que dimanche après-midi, ayant un autre empêche­ment, je ne puisse pas non plus pas aller à la ferme du vieux pays chanter avec les Quila­payun “el pueblo unido jamás será ven­cido !”. Espérons que le chant des Quila­payun soit enfin repris pour une ville com­bat­ive mais enfin unie.

Hervé Suaudeau

Journée Mondiale contre les DRM

Voici le com­mu­niqué de presse de l’APRIL qui relaye cette man­i­fes­ta­tion:

Dans son com­bat con­tre les DRM, l’April sou­tient la Journée Mon­di­ale con­tre les DRM de la Free Soft­ware Foun­da­tion (Fon­da­tion du Logi­ciel Libre) le 4 mai 2010. Cette journée est l’occasion de rap­peler à quel point ces menottes numériques sont incom­pat­i­bles avec le Logi­ciel Libre, ainsi que dan­gereuses pour les util­isa­teurs comme pour les développeurs de logi­ciels libres.

Le 4 mai 2010, la Free Soft­ware Foundation1 organ­ise la Journée Mon­di­ale con­tre les DRM, une journée d’information sur les dan­gers des DRM (Dig­i­tal Rights Man­age­ment ou Mesures Tech­niques de Pro­tec­tion en français), des sys­tèmes de ges­tion de con­trôle d’usage des fichiers numériques incom­pat­i­bles avec les logi­ciels libres. Ces DRM sont présents sur de nom­breux fichiers comme une par­tie de la musique en ligne, cer­tains livres numériques mais aussi sur les sup­ports physiques comme les DVD et les BlueR­ays pour la vidéo. Ils enco­dent le con­tenu de manière à le ren­dre illis­i­ble pour qui n’a pas la clé numérique pour le décoder.

Jean-Christophe Bec­quet, vice-président de l’April pré­cise : « Les DRM (menottes numériques) visent à créer arti­fi­cielle­ment de la rareté et à établir un con­trôle de l’usage dans le cer­cle privé, jusqu’ici impos­si­ble à met­tre en œuvre. »

Dans la pra­tique, ces sys­tèmes empêchent cer­tains usages légitimes sur les con­tenus numériques, comme d’en faire une copie privée (pour passer d’un sup­port à un autre par exem­ple) ou de passer le fichier à un proche comme on le fait avec un DVD. Ces DRM, aussi appelés Menottes Numériques, sont pro­mus par la loi française DADVSI, votée en 2006, et qui inter­di­s­ait de con­tourner ces mesures, même dans un but légitime, comme de lire un DVD acheté dans le com­merce sur un ordi­na­teur équipé d’un sys­tème GNU/Linux.

Lionel Allorge, secré­taire de l’April explique que : « Comme les DRM ne sont pas fiables tech­nique­ment et sont régulière­ment con­tournés, les indus­triels de la pro­duc­tion de con­tenus ont imposé l’interdiction de con­tourne­ment par une loi, pénal­isant ainsi les usages légitimes. »

Suite à l’action de l’association April2 devant le Con­seil d’État, celui-ci a rendu une déci­sion qui lim­ite cer­tains effets néfastes de la loi DADVSI. En réaf­fir­mant l’exception de décom­pi­la­tion, le Con­seil d’État a rétabli l’exception de con­tourne­ment des Mesures Tech­niques de Pro­tec­tion à des fins d’interopérabilité. Il a con­sacré le droit de créer et d’utiliser un logi­ciel libre pour lire des con­tenus pro­tégés par DRM.

Dans le but d’informer du dan­ger que présen­tent ces sys­tèmes pour les util­isa­teurs et les développeurs de logi­ciels libres, l’April sou­tient la Journée Mon­di­ale con­tre les DRM. Richard Stall­man, prési­dent de la FSF, appelle à la participation3 : «Chaque fois qu’une entre­prise conçoit des pro­duits des­tinés à lim­iter nos lib­ertés, nous devons nous organ­iser afin de déjouer ses pro­jets. »

Cette journée est égale­ment soutenue à l’international par des organ­i­sa­tions comme la Elec­tronic Fron­tier Foun­da­tion aux USA et le Open Rights Group au Roy­aume Uni.

Les inter­nautes sont invités à afficher sur leurs sites que vous trou­verez ici: http://www.april.org/fr/journee-mondiale-contre-les-drm

Vidéospamé ou la chronique d’une “aggression” par mail

J’ai reçu un spam dont je me fait une joie de vous com­mu­ni­quer:

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L’insécurité, les vols, le van­dal­isme, les aggres­sions, la malveil­lance, font aujourd’hui par­tie de notre quo­ti­dien(L’insécurité, les vols, le van­dal­isme, les aggres­sions, la malveil­lance, font aujourd’hui par­tie de notre quo­ti­dien”: Cette phrase totale­ment fausse est surtout là pour créer un sen­ti­ment d’insécurité. Elle illus­tre bien le fait que l’insécurité soit décorel­lée de la pré­va­lence des faits et en réal­ité est psy­chologique. En effet il y a des endroits moins sûrs mais pas tou­jours où on le crois, et des endroits que l’on croit très sûrs ne le sont pas du tout.) et sont devenus une préoc­cu­pa­tion majeure de notre société. Afin de vous pré­mu­nir con­tre ces phénomènes et pro­téger vos intérêts, Tartem­pion(Le nom de la société a été changé) met à votre dis­po­si­tion son expéri­ence, son savoir faire et ses moyens tech­niques.

Util­isant des moyens de vidéo­sur­veil­lance de haute tech­nolo­gie, Tartem­pion se charge de l’installation du matériel (caméras, lecteur-enregistreur, écran de sur­veil­lance) en fonc­tion de vos besoins et vous garan­tit un tra­vail de qual­ité.

Un cousi­nage avec les ordi­na­teurs de vote

Vous remar­quez quoi ?.… Allez, je vous donne la réponse:
Les argu­ments débiles inex­acts sor­tis par les poli­tiques sont en réal­ité issus de la bouche de ces vendeurs d’insécurité. Et encore, ces vendeurs là ont plus de classe que nos respon­s­ables poli­tiques qui n’ont pas hésités à utiliser le terme absurde de vidéo­pro­tec­tion (comme si les caméras s’interposaient entre un agresseur et sa vic­time!). Et je vous le donne en mille, nous avions vu le même prob­lème lorsque les élus sor­taient des inep­ties issues directe­ment de l’argumentaire des vendeurs d’ordinateurs de vote(Gérard Gau­dron l’ancien maire d’Aulnay-sous-Bois n’avait pas hésité en con­seil munic­i­pal a affirmer que les ordi­na­teurs de vote “sont de sim­ples caisses enreg­istreuses sans logi­ciel dedans”.).

“Agges­sion”

En remar­quant la faute d’orthographe de ce mail sur le mot “aggres­sion”, j’ai effec­tué une recherche pour savoir si cette faute d’orthographe était cour­rante. Je suis tombé sur un film de vidéo­sur­veil­lance pris dans un bus qui est édifi­ant. On y remar­que les choses suiv­antes:

  • Les caméras n’ont rien pro­tégés du tout mais les voyageurs auraient pu stop­per l’agression s’ils s’étaient ligués dès le début car ils étaient bien plus nom­breux que les agresseurs. La seule réac­tion a été de fuir indi­vidu­elle­ment. Ici, la meilleure pro­tec­tion aurait été la con­fi­ance des gens entre eux et pour cela il faut tisser du lien social par le bas et non sur­veiller par le haut(Je reprends l’expression très juste d’Alain Amé­dro).
  • Même si on vous dit le con­traire, les enreg­istrements des images de caméras de vidéo­sur­veil­lance peu­vent se retrou­ver dif­fusés. Ils pour­ront tôt ou tard se retrou­ver sur le net où l’on voit claire­ment le vis­age des vic­times se faire “vidéo­pro­tégées”. C’est la démon­stra­tion patente d’un des men­songe des VRP de la “vidéo­pro­tec­tion”.
  • Comme si cela ne suff­i­sait pas

    Comme si cela ne suff­i­sait pas le gou­verne­ment veut obliger les mairies à installer des caméras de vidéo­sur­veil­lance.
    Si vous lisez l’article par le lien ci-dessus, vous com­pren­drez pourquoi ces sys­tèmes de vidéo­sur­veil­lance coû­tent très chers à met­tre en place et à entretenir, mais aussi pourquoi ils sont inef­fi­caces voire contre-productifs.

    Qui favorise-t-on une fois de plus ? Les lib­ertés indi­vidu­elles où les intérêts com­mer­ci­aux de quelques-un ?

    STN: Les travailleurs sans-papiers grévistes passent Noël dans le hangar

    Ce jour de Noël est une journée presque comme les autres pour la trentaine de sans papiers qui occu­pent depuis le 14 octo­bre le hangar de la société STN à Aulnay-sous-Bois. Ceux qui ont la chance d’avoir des enfants proches d’eux sont allés réveil­lon­ner en famille mais une petite ving­taine de grévistes con­tin­u­ent d’occuper dans des con­di­tions dif­fi­cile le hangar de la société dans laque­lle ils sont (ou ont été) employés. MonAulnay.com est allé à leur ren­con­tre.

    Des sit­u­a­tions per­son­nelles déchi­rantes

    Ils vien­nent de Mau­ri­tanie, du Séné­gal ou du Mali et on laissé leur famille sur place pour cer­tains il y a 17 ou 20 ans. Deux d’entre eux, Salif et Makan, ont le regard plus triste quand on les inter­roge sur leur famille. En effet ils ont laissé au pays leur femme et leur cinq enfants il y a dix ans et n’ont pas pu les revoir faute de papiers en règle. Ce qui les inquiè­tent le plus en ce moment est qu’ils ne leur envoient plus d’argent à cause de la grève. D’autres ont la chance d’avoir leur enfants avec eux mais bien qu’ils soient nés en France et donc ayant droit à la nation­al­ité française à leur majorité, cela ne pro­tège pas leurs par­ents de se faire expulser car selon les grévistes la loi n’est pas tou­jours respec­tée en ce sens.

    La rai­son de leur grève

    Aujourd’hui tous veu­lent que cette sit­u­a­tion cesse, ils dis­ent vouloir arrêter de se cacher et de crain­dre à chaque aller-retour au tra­vail de se faire inter­peller. Ils expliquent s’abstenir de loisirs hors de leur domi­cile par crainte des policiers. Ils cotisent au chô­mage ou à la retraite sans y avoir droit. Ils payent des impôts mais ne peu­vent obtenir la sécu­rité sociale. Ils béné­fi­cient néan­moins de la CMU mais dis­ent trou­ver humiliant de devoir faire appel à ce sys­tème de santé nor­male­ment réservé aux plus frag­iles.

    Se bat­tre aussi con­tre le froid

    La sit­u­a­tion sur place sem­ble très pré­caire, le hangar n’est pas chauffé durant les heures de tra­vail afin d’éviter les sur­charges élec­triques, et le reste du temps, la tem­péra­ture ne monte guère, si bien que cer­tains com­men­cent à tomber malade. Ce que les grévistes red­outent le plus est que les fusibles dis­jonctent à nou­veau durant les qua­tre jours de con­gés de l’entreprise. Il fau­dra atten­dre alors lundi pour que l’électricité soit remise en route. La mairie leur a fourni quelques lits pli­ants et des cou­ver­tures.

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    Des liens nationaux et locaux

    Ce mou­ve­ment fait par­tie d’un vaste mou­ve­ment de grève nationale de plusieurs mil­liers de sans papiers en France (lire le tract ci-contre). A Aulnay, ces tra­vailleurs sont soutenus par divers syn­di­cats mais aussi par la CIMADE, la Ligue des Droits de l’Homme d’Aulnay, et l’antenne locale de RESF. Beau­coup d’Aulnaysiens passent aussi de temps à autre don­ner des pro­duits ali­men­taires ou un peu d’argent.

    Le groupe se rat­tache à l’idée d’organiser un grand meet­ing pub­lic pour exposer sa sit­u­a­tion. En atten­dant, ils accueil­lent les vis­i­teurs au 124 route de Bondy avec un thé chaud et pro­posent même de partager leur repas.

    Hervé Suaudeau

    L’article que vous ne lirez jamais sur Oxygène

    Un rude débat

    Il y a quelques semaines, sur le blog MonAulnay.com, je m’étais per­mis de cri­ti­quer vive­ment la rédac­tion d’Oxygène, l’hebdomadaire de com­mu­ni­ca­tion de la munic­i­pal­ité. L’objet de la cri­tique, que vous pou­vez lire en entier ici, était un arti­cle favor­able aux agro­car­bu­rants.

    Des jour­nal­istes beaux joueurs…

    La rédac­tion d’Oxygène, bien qu’étant vive­ment prise à par­tie, a fait preuve d’un bel esprit d’ouverture en choi­sis­sant d’ouvrir directe­ment la dis­cus­sion au sein même de ses colonnes en y inté­grant une par­tie de mon texte dans le numéro 58.

    … mais des respon­s­ables craig­nant la con­tra­dic­tion

    Mal­heureuse­ment cela était sans compter sans la relec­ture des élus dont le directeur de la pub­li­ca­tion Gérard Ségura, dont cer­tains auraient – à ce que j’ai cru com­pren­dre — obtenu le retrait de ce texte abom­inable­ment gênant.

    Pour quelle rai­son ce texte a-t-il été caviardé ?

  • La munic­i­pal­ité, qui perçoit les deux tiers de sa taxe pro­fes­sion­nelle de PSA, serait-elle gênée par un dis­cours qui con­trari­erait les lob­bies auto­mo­biles ?
  • Est-ce plutôt un prob­lème avec mon nom qui serait désor­mais inter­dit d’Oxygène pour car au risque de fâcher, je n’hésite pas à dire ce que je pense ?
  • Bravo à ceux qui ont accepté la con­tra­dic­tion, mais pas à ceux qui la refusent une fois de plus et mon­trent les lacunes de leurs con­vic­tions démoc­ra­tiques.

    NB: Je pré­cise, afin que per­sonne n’ait d’ennuis, que ce n’est pas la rédac­tion d’Oxygène ni un élu qui m’a fourni cet arti­cle.

    J’aime les conseils de quartier libres !

    Voici le texte que j’ai prononcé le lundi 9 novem­bre 2009 en pre­am­bule de la réu­nion publique du maire du quartier Roseraie — Bourg — Vieux Pays pour lequel je suis le secré­taire de con­seil de quartier:

    Lors de son arrivée à la nou­velle munic­i­pal­ité, M. le maire a mis en place un ser­vice de la démoc­ra­tie locale qui tente de façon admirable de faire son tra­vail. Il a aussi mis en place des nou­veaux con­seils de quartier qui sont une avancée démoc­ra­tique très impor­tante et qu’il faut savoir saluer.
    Il ne faut pas se le cacher, il y a certes des fragilités et des grosses dif­fi­cultés, mais aussi une réelle volonté des ser­vices et de l’adjoint à la démoc­ra­tie locale de faire pro­gresser ce bel outil.

    Je tiens à remercier les habi­tants qui se sont déplacés ce soir pour un “con­seil de quartier”, d’autant plus qu’ils risquent d’être déçus. En effet cette réu­nion n’est pas, comme le pré­tend Oxygène, un “con­seil de quartier”. Nous devons lever cette con­fu­sion que des délégués de quartier ont sig­nalé maintes fois. En effet, le con­seil de quartier est une assem­blée qui se tient men­su­elle­ment avec les délégués de quartier et j’invite cha­cun à s’inscrire auprès de la démoc­ra­tie locale pour venir y tra­vailler avec nous. J’insiste, ce soir ce n’est pas un con­seil de quartier.
    En réal­ité, nous sommes ce soir dans une réu­nion publique du maire dans laque­lle les délégués de quartiers sont invités à présen­ter un sujet. Cette réu­nion a été lit­térale­ment imposée par le maire Gérard Ségura et cela est illus­tré par trois faits:
    -# La date a été fixée en dépit des disponi­bil­ités notam­ment et surtout de l’élu coprési­dent Gré­goire Muk­endi qui a très claire­ment fait savoir au maire son regret qu’une telle réu­nion se tienne sans sa présence. Je tiens donc à trans­met­tre ici les excuses de Gré­goire Muk­endi qui ne pourra donc pas être avec nous ce soir.
    -# Beau­coup de délégués de quartier ont décou­vert la tenue de cette réu­nion dans Oxygène. Nous n’avons pas pu pré­parer entre nous cette ren­con­tre avec vous et je vous prie de vouloir nous excuser de l’impression d’improvisation qui risque de suivre.
    -# Nous avions même prévus d’organiser nous-même une réu­nion publique avec les habi­tants, mais une réu­nion que nous auri­ons pré­parés avec les délégués de quartier et sans l’intervention oblig­a­toire du maire. Or entre temps, le maire nous a imposé cette réu­nion. Je suis quand même venu ce soir par respect pour les très nom­breux habi­tants qui ont réservé leur soirée pour venir échanger.

    Aujourd’hui, nous atteignons donc un comble : un manque cri­ant de con­cer­ta­tion dans l’exercice même de la démoc­ra­tie locale.

    Enfin et surtout, nous souhaitons préserver la lib­erté qui nous a per­mis jusque là de nous organ­iser et de com­mencer à tra­vailler mal­gré nos dif­férences. A ce titre, M. Le maire a tenu le 26 octo­bre dernier un dis­cours grave devant une par­tie des respon­s­ables de con­seils de quartier. Il indique sans détours qu’il souhaite repren­dre la main sur nos réu­nions. Il a eu l’habileté de tenir un dis­cours dif­férent le lende­main avec d’autres respon­s­ables de quartier. Nous sommes plusieurs à inter­préter ce pre­mier dis­cours, qui se voulait ferme, notam­ment envers notre quartier, comme une volonté de nous met­tre au pas.

    Or il faut affirmer haut fort, le maire ne doit pas à avoir peur de cette lib­erté des con­seils de quartier car cette lib­erté est une richesse pour la munic­i­pal­ité en place. En effet, ce n’est que dans la lib­erté que les meilleures idées peu­vent naître, idées qui vont pou­voir, sans oblig­a­tion d’application, con­stituer un riche gise­ment une munic­i­pal­ité ambitieuse.
    Je demande donc solen­nelle­ment au maire, de ne pas suivre sa volonté de vouloir tout con­trôler dans les moin­dres détail, et de ne pas brider ce bel outil de démoc­ra­tie qui est frag­ile et j’affirmerais haut et fort:

    J’aime les con­seils de quartier libres !